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saint Thomas Becket ou saint Thomas Beckett

Meurtre de saint Thomas Becket
Meurtre de saint Thomas Becket

Prélat anglais (Londres 1118-Canterbury 1170).

Étudiant à Paris et à Bologne, familier de l'archevêque de Canterbury, Thibaud, archidiacre (1154), il est nommé chancelier du royaume en 1155. Ami intime du roi Henri II, Thomas devient archevêque de Canterbury (1162). Rompant avec son passé de clerc politicien, il prend la défense des intérêts de l'Église. En 1164, après avoir d'abord prêté le serment demandé par le roi, il s'oppose, quoique isolé, aux Constitutions de Clarendon, qui visent à subordonner la justice ecclésiastique à la justice royale. Il doit alors s'exiler en France, d'où il excommunie Henri II et ses serviteurs. Devant la menace de l'interdit, le roi propose à Becket de lui restituer son siège primatial. Rentré en Angleterre (1170), l'archevêque reprend la lutte, refusant d'absoudre les évêques excommuniés pour avoir assisté au couronnement du fils d'Henri II. Le 29 décembre 1170, quatre chevaliers du roi assassinent l'archevêque dans sa cathédrale. Son culte se propage très vite : Thomas est canonisé dès 1173. Son tombeau devint l'un des principaux centres de pèlerinage en Angleterre. Henri II s'y soumit à une pénitence publique en 1174.

Thomas Becket a fait l'objet de plusieurs écrits en latin et en français. La Vie de saint Thomas le martyr (1175) par Guernes de Pont-Sainte-Maxence est un très beau poème religieux et politique sur un modèle hagiographique. Ce « meurtre dans la cathédrale » (T. S. Eliot) inspirera encore Anouilh, dans Becket ou l'Honneur de Dieu (1959).