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Jean-Charles Tacchella

Réalisateur français (Cherbourg 1925).

Jean-Charles Tacchella a dû être patient avant de réaliser ses rêves de cinéma. Il « monte » à Paris très jeune, espérant pénétrer dans ce milieu, car il connaît Jacques Becker, le réalisateur de Casque d'or. Il devient alors critique et fonde avec André Bazin, Jacques Doniol-Valcroze, Pierre Kast et Alexandre Astruc une revue de cinéma, Objectif 49. Une fois sa réputation de critique établie, il écrit des gags et des scénarios pour le cinéma et la télévision, mais n'arrive toujours pas à réaliser des films.

À quarante-cinq ans, il tourne enfin son premier court métrage, les Derniers Hivers (1970), qui reçoit le prix Jean-Vigo. Il réalise ensuite Voyage en grande Tartarie (1974), avec Jean-Luc Bideau et Micheline Lanctot, qui remporte un succès d'estime. Puis c'est le triomphe de Cousin, Cousine (1975), avec Victor Lanoux, Marie-Christine Barrault, Marie-France Pisier, Guy Marchand et Ginette Garcin. Le film fait recette en France – 50 millions de francs, alors qu'il en a coûté vingt fois moins ! –mais aussi, et à la surprise générale, à l'étranger. Il rafle le prix Louis-Delluc, trois nominations aux Oscars et plus de douze prix internationaux. Jean-Charles Tacchella est reçu à Hollywood comme les plus grands. Mais ses films suivants ne remportent pas le succès de Cousin, Cousine, cette comédie de mœurs si typiquement française. Le Pays bleu (1977), Il y a longtemps que je t'aime (1979), Croque la vie (1981), Escalier C (1985) et Travelling avant (1987) sont pourtant de la même veine, comédies légères mélangeant humour et tendresse dans des scénarios romantiques. En 1992, il tourne l'Homme de ma vie et, en 1995, Tous les jours dimanche.