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Oliver Stone

Cinéaste américain (New York 1946).

Enseignant à Saigon (aujourd'hui Hô Chi Minh-Ville), il navigue ensuite en Asie, avant de s'installer au Mexique où il rédige un roman, non publié (A Child's Night Dream). Engagé au Viêt Nam en 1967, dans l'infanterie, blessé, décoré, il obtient en 1968 un diplôme de cinéma à l'université de New-York après avoir été l'élève de Martin Scorsese. Chauffeur de taxi, producteur-réalisateur de films publicitaires, il signe ensuite quelques scénarios remarquables (Midnight Express, pour Alan Parker, oscar du meilleur scénario ; Scarface, pour Brian De Palma ; Conan le Barbare, pour John Millius ; Huit Millions de Façons de mourir, pour Hal Ashby ; l'Année du dragon, pour Michael Cimino), avant de passer à la réalisation des quatre longs métrages qui installeront sa notoriété : Salvador (id., 1985), Platoon (id., 1986, oscar du meilleur réalisateur), Wall Street (id. 1987), Né un 4 juillet (Born on the Fourth of July, 1989, oscar du meilleur réalisateur).

Oliver Stone est un cinéaste complet, pour qui la mise en scène est une extension naturelle de l'écriture du scénario. Quels que soient les sujets qu'il aborde, ses années de formation, ses expériences vécues – notamment pour Platoon – apportent une épaisseur, une densité, une vérité particulières à ses productions. Si ses centres d'intérêt et sa sensibilité sont très contemporains, Oliver Stone renoue aussi avec un certain type de cinéma américain réaliste et libéral, qui a produit dans les années 1950 des œuvres de réflexion filmées d'une manière très physique.

Cette approche presque charnelle appliquée à un sujet aussi cérébral que JFK (id., 1991) produit un contraste frappant qui sert remarquablement le propos de Stone. C'est aussi ce qui fait le prix des meilleurs instants (le couple mixte incapable de gommer le souvenir de l'horreur vécue) de l'inégal Entre ciel et terre (Heaven and Earth, 1993), dernier volet de sa trilogie sur le Viêt Nam. En revanche, son brassage d'images et d'esthétiques différentes, son refus de la simplicité tuent dans l'œuf toutes les possibilités du sujet brûlant de Tueurs nés (Natural Born Killers, 1994).

Cet échec artistique est suivi de films plus contrôlés où le mélange des styles et l'épaisseur du trait qui caractérisent Stone acquièrent un sens réel : Nixon (id., 1995), qui vient compléter JFK, U-Turn, ici commence l'enfer (U-Turn, 1997), audacieux film noir boursouflé, ou l'Enfer du dimanche (Any Given Sunday, 1999), satire au vitriol des milieux sportifs américains. Après plusieurs documentaires (Comandante, 2003, sur Fidel Castro ; Persona non grata, id., sur la Palestine ; Looking for Fidel, 2004), il réalise Alexandre (Alexander, 2004), une biographie épique d’Alexandre le Grand, puis World Trade Center (2006), en hommage aux victimes de l'attentat du 11 septembre 2001. En 2008, après JFK et Nixon, il signe son troisième film consacré à un président américain : W., portrait sans concession de George W. Bush.