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Stephen Harold Spender

Écrivain britannique (Londres 1909-Londres 1995).

Né dans une famille d'ascendance juive allemande, Stephen Spender fait ses études à Oxford, où il dirige la revue Oxford Poetry. Il voyage en Europe, flirte avec les mouvements de gauche. Pendant la guerre d'Espagne, il combattra dans les Brigades internationales ; au cours de la Seconde Guerre mondiale, il sera membre de la « défense civile ».

En rupture avec son milieu d'origine, il avait écrit, à la fin des années 1920, le Temple (publié seulement en 1988, car le manuscrit avait disparu), roman de formation qui, par son opposition au puritanisme et sa quête de la sensualité, marque une part essentielle de la littérature britannique. La montée du nazisme, alors qu'il est parti à Berlin au début des années 1930, marque pour lui la fin d'une idée, « celle que l'intervention de certains groupes, voire d'individus, pouvait décider du sort de la première moitié du siècle ».

Esprit caustique, Spender multiplie les essais critiques (Au-delà du libéralisme, 1936 ; Un témoin de l'Europe, 1946 ; The Thirties and After, 1978), écrit plusieurs recueils de poèmes (Collected Poems, 1955 ; The Generous Days, 1971) où perce le malaise du déclin de l'Europe (dont une anthologie bilingue paraît en 1990, sous le titre Un regard) et traduit Rilke, Büchner et Lorca. Coauteur avec David Hockney d'un journal de voyage en Chine (China Diary, 1982), ami de Christopher Isherwood et de Cyril Connolly, il restera un des représentants de la génération intellectuelle britannique de l'entre-deux-guerres, désireuse de reprendre le flambeau littéraire d'Eliot et de Yeats.