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Boris Vassilievitch Spasski

Joueur d'échecs russe (Leningrad 1937).

Champion du monde d'échecs en 1969.

C'est dans l'Oural où il sa famille était réfugié pendant la guerre que le jeune Boris apprit à jouer aux échecs. Il fit ses premières armes au palais des Pionniers, où son talent le fit vite remarquer.

Dès lors, il abandonna ses études pour faire carrière dans les échecs. En 1955, champion du monde junior, il se qualifia à l'interzonal de Göteborg et partagea une troisième place dès sa première apparition au championnat d'URSS, qu'il disputera onze fois. En 1956, il termina ex aequo à la troisième place au tournoi des Candidats.

En 1961, il gagna son premier titre de champion d'URSS sous la houlette de Bondarevski, son entraîneur et père spirituel. Volant de succès en succès, il se retrouva challenger en 1965, mais fut défait par Petrossian lors de leur premier match. De nouveau challenger en 1968, il battit Petrossian l'année suivante et fut sacré champion du monde.

En 1972, ce fut le drame de Reykjavík, où il perdit contre l'Américain Fischer le titre que les Soviétiques considéraient comme leur propriété exclusive. Tombé en disgrâce, il remporta pourtant un second titre de champion d'URSS en 1973, redevint candidat, mais fut éliminé par Karpov.

En 1975, il épousa une diplomate française et quitta l'Union soviétique. Il fut encore plusieurs fois candidat jusqu'en 1985. Naturalisé français, il a représenté la France dans plusieurs olympiades et participa, en 1990 et 1991, sans grand succès, au championnat de France.

En 1992, il perdit en Yougoslavie un match revanche hors du temps contre Fischer, mais y gagna un million de dollars.

Son style lumineux se caractérisait par un équilibre classique dans le traitement des trois phases de la partie : début, milieu et finale. Grand stratège et tacticien plein de finesse, Spasski était un parfait connaisseur de la théorie. (échecs.)