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Maximilien Sorre

Géographe français (Rennes 1880-Messigny, Côte-d'Or, 1962).

Après avoir été l'élève de Paul Vidal de la Blache à la Sorbonne puis du botaniste Charles Flahault à l'Université de Montpellier, il consacre sa thèse à la géographie biologique des Pyrénées méditerranéennes (1913). Entre les deux guerres mondiales, ses charges administratives (il est recteur de l’Académie de Clermont-Ferrand (1931) puis de l'Académie d'Aix-Marseille (1934), puis directeur de l'enseignement du premier degré, en 1937) limitent ses recherches au domaine de la géographie régionale. Après avoir publié un livre sur Les Pyrénées (1922), Max. Sorre (il signe toujours ainsi) contribue à la Géographie universelle dirigée par Paul Vidal de la Blache et Lucien Gallois en rédigeant le volume intitulé Mexique. Amérique centrale (1928) puis en participant à celui sur la Méditerranée et les Péninsules méditerranéennes (1934). Rendu à l'enseignement par la guerre (il devient enfin professeur à la Sorbonne, en 1941, occupant la chaire laissée vacante par le décès d'Albert Demangeon), il écrit alors ses ouvrages les plus importants.

Ses travaux originaux en géographie humaine, dans lesquels il privilégie une approche biologique, une écologie, et s'intéresse surtout à l'écoumène, lui apportent la notoriété. Dans son traité intitulé Les fondements de la géographie humaine, il commence par les Fondements biologiques (1943) auxquels il ajoute en sous-titre Essai d’une écologie de l’homme ; il étudie ensuite les Fondements techniques (1948 et 1950) puis L'habitat (1952). Définissant la notion de complexe pathogène (1933), il s'affirme comme un pionnier de la géographie de la santé ; il est aussi fondateur de la géographie de l'alimentation (articles en 1950 et 1952). Il s'intéresse également à la géographie psychologique en réfléchissant à L'adaptation au milieu bioclimatique et biosocial (1954) et à la sociologie (Rencontres de la géographie et de la sociologie, 1957). Abordant encore d'autres domaines, comme Les migrations des peuples (1955), il fait la synthèse des recherches d'après-guerre dans un traité de géographie humaine, L'Homme sur la Terre (1961).