En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Hanna Schygulla

Actrice allemande (Katowice, Pologne, 1943).

Le nom de cette comédienne d'origine polonaise reste lié à celui du cinéaste Rainer Werner Fassbinder qui la dirigea dans presque tous ses films. Sa silhouette diaphane et ses cheveux blonds laissent imaginer une fragilité qui contraste avec sa personnalité de femme de tête.

Hanna Schygulla n'a que vingt et un ans et songe encore à devenir professeur de langues lorsqu'ils se rencontrent, à Munich, dans un cours d'art dramatique. Convaincu de ses possibilités, il lui propose de jouer dans une pièce de Bruckner qu'il est en train de mettre en scène (les Criminels), puis dans ses premiers longs métrages, qu'il enchaîne très rapidement. Elle apparaît ainsi en 1969 dans les trois premiers films du cinéaste : L'amour est plus froid que la mort, Katzelmacher et les Dieux de la peste. Fassbinder la fera tourner dans presque tous ses films : Prenez garde à la sainte putain, 1970 ; les Larmes amères de Petra von Kant, 1972 ; Effi Briest, 1974 ; le Mariage de Maria Braun, 1979, et Lili Marleen, 1980, ces deux derniers la faisant connaître à l'étranger.

Les cinéastes allemands (Wim Wenders, Faux Mouvement, 1974 ; Volker Schlöndorff, le Faussaire, 1981, ou encore Margarethe von Trotta, l'Amie, 1982) comme européens (Ettore Scola, la Nuit de Varennes, 1982 ; Jean-Luc Godard, Passion, 1982 ; Marco Ferreri, l'Histoire de Pierra, 1983, qui lui vaut le prix d'interprétation féminine au festival de Cannes) apprécient son talent de comédienne à la fois sensible et déterminée. En 1991, elle apparaît dans Dead Again, de Kenneth Branagh, un film policier mélangeant le noir et blanc et la couleur, et, en 1993, dans Aux petits bonheurs, de Michel Deville.