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Philippe Séguin

Philippe Séguin
Philippe Séguin

Homme politique français (Tunis 1943-Paris 2010).

Élève de l'ENA, il entre à la Cour des Comptes en 1970. Après un passage au secrétariat général de la présidence de la République sous la présidence de Georges Pompidou en 1973-1974, il est chargé de mission au cabinet du Premier ministre Raymond Barre (1977-1978). Membre du Rassemblement pour la République (RPR), il est député des Vosges de 1978 à 2002 et maire d'Épinal de 1983 à 1997. Devenu ministre des Affaires sociales et de l'Emploi dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac (1986-1988), il fait voter la suppression de l'autorisation administrative de licenciement. Il incarnera dès lors, tout au long de sa carrière, le gaullisme social. Membre du secrétariat national du RPR depuis 1984, il manifeste ses désaccords à la fronde des rénovateurs emmenée, en 1989, par Michel Noir, Alain Carignon, Michel Barnier et quelques autres et se rapproche de Charles Pasqua pour fonder, en 1990, un courant minoritaire afin de contrer la dérive libérale et européenne du parti face à l'axe majoritaire Juppé-Chirac. En 1992, lors de la campagne pour le référendum sur le traité de Maastricht, P. Séguin revendique, l'héritage gaulliste et prend la tête du « non », contre une majorité de son propre camp.

Après la victoire de la droite aux élections législatives d'avril 1993, il devient président de l'Assemblée nationale. À ce poste jusqu'en 1997, il se montre un ardent défenseur de l'autonomie des parlementaires face au gouvernement. En 1995, il prend une part active à la campagne présidentielle de J. Chirac et apparaît comme l'un des inspirateurs du thème de la « fracture sociale », avant de prendre ses distances avec l'ancien chef de l'État. Élu à la présidence du RPR en 1997 en remplacement d'Alain Juppé, il démissionne brusquement en avril 1999 et ne réapparaît sur le devant de la scène politique qu'à l'occasion des élections municipales de 2001 : candidat à la mairie de Paris, il échoue face à Bertrand Delanoë. Désigné premier président de la Cour des Comptes en 2004, il engage une importante réforme des juridictions financières et réussit à affermir l'indépendance de l'institution.

Pour en savoir plus, voir les articles France : vie politique depuis 1958, Ve République.