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Didier Ratsiraka

Homme d'État malgache (Vatomandry 1936).

D'origine betsimisaraka, il fait ses études militaires en France. Ministre des Affaires étrangères en 1972 au lendemain du coup d'État militaire, membre du directoire militaire à partir de 1975, il devient président du Conseil suprême de la révolution la même année et est plébiscité par un référendum à la tête de la République démocratique de Madagascar.

Réélu en 1982 et en 1989, il engage de manière autoritaire le pays dans une gestion de type socialiste, fondée sur les fokonolona (communautés de base), qui se soldera par un désastre économique et social. Bien qu'ayant rétabli le multipartisme en 1990, il doit, en 1991, faire face à une grave contestation et, après l'échec d'une politique de répression, composer avec l'opposition.

Candidat à l'élection présidentielle pluraliste de novembre 1992-février 1993, il est battu par le médecin Albert Zafy. Il revient au pouvoir à l'issue de l'élection présidentielle de novembre-décembre 1996, qu'il remporte en devançant A. Zafy.

En 2002, il récuse la légitimité du maire d'Antananarivo, Marc Ravalomanana, vainqueur de l'élection présidentielle de décembre 2001, malgré l'investiture de ce dernier par la Haute Cour constitutionnelle. Après six mois de lutte pour le pouvoir, D. Ratsiraka, isolé, y renonce finalement et se réfugie en France (juillet 2002). En 2003, il est condamné par contumace à dix ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics. À la suite de la signature de la feuille de route pour la sortie de crise (septembre 2011), il est autorisé à rentrer à Madagascar après neuf ans d’exil.

Pour en savoir plus, voir l'article Madagascar.