En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Augustin Thomas Pouyer-Quertier

Industriel et homme politique français (Étoutteville, Seine-Maritime, 1820-Rouen 1891).

Il fit fortune dans l'industrie de la filature, à Rouen, puis dans des entreprises de câbles télégraphiques transatlantiques (Compagnie Française du Télégraphe de Paris à New York, 1879). Ministre des Finances du gouvernement Thiers, en 1871, il fut un des négociateurs du traité de Francfort.

« Le moment de l'action décisive longtemps attendu par Bismarck était enfin arrivé. Il somma Thiers d'envoyer à Francfort des plénipotentiaires pour le règlement définitif de la paix. Obéissant humblement à l'appel de son maître, Thiers se hâta de dépêcher son fidèle Jules Favre, appuyé de Pouyer-Quertier. Pouyer-Quertier, 'éminent'filateur rouennais, partisan fervent et même servile du Second Empire, ne lui avait jamais trouvé d'autre défaut que son traité de commerce avec l'Angleterre, préjudiciable à ses propres intérêts de fabricant. À peine installé à Bordeaux comme ministre des Finances de Thiers, il dénonça ce traité 'impie', laissant entendre qu'il serait prochainement abrogé, et eut même l'impudence de tenter, inutilement d'ailleurs (il comptait sans Bismarck), la remise en vigueur immédiate des anciens tarifs protecteurs contre l'Alsace, car, disait-il, aucun traité international antérieur ne s'y opposait. Cet homme, qui considérait la contre-révolution comme un moyen d'abaisser les salaires à Rouen, et la cession de provinces françaises comme un moyen de faire monter le prix de ses marchandises en France, n'était-il pas déjà tout désigné comme le digne compère de Jules Favre dans sa dernière trahison, couronnement de toute sa carrière ? » (K. Marx, la Guerre civile en France).