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Pierre Pfeffer

Zoologiste français (Paris 1927).

Naturaliste de terrain réputé, Pierre Pfeffer agit pour la protection du milieu naturel et de sa faune à travers divers organismes institutionnels. Multipliant les actions de sensibilisation, il est, entre autres, l'animateur de la campagne internationale de protection de l'éléphant d'Afrique, « Amnistie pour les éléphants », qui a abouti à l'interdiction du commerce de l'ivoire.

Dès l'âge de 3 ans, Pierre Pfeffer entreprend le premier des nombreux séjours dans des pays étrangers qui jalonnent sa vie. Il accompagne ses parents journalistes d'abord en Allemagne, puis en Pologne et en U.R.S.S., où il séjourne cinq ans. Il grandit dans un petit village de Russie et y découvre la nature, s'intéressant aux plantes, aux insectes et aux serpents. Très vite, il connaît par cœur toutes les histoires de la Vie des animaux illustrée de Alfred Brehm. Cette passion précoce ne s'éteint pas lorsqu'il rentre en France : lors d'un séjour en colonie de vacances dans les Landes, il collectionne tous les restes d'animaux qu'il trouve sur la plage et dans les dunes et les étiquette avec soin, créant ainsi un véritable petit musée de mammifères.

Arrive la Seconde Guerre mondiale, il interrompt ses études et rejoint, à 16 ans, les maquis de l'Ardèche, puis, en août 1944, la Ire armée débarquée à Toulon. Combattant volontaire pour la durée de la guerre, il participe aux campagnes d'Alsace, d'Allemagne et d'Autriche, est blessé, puis démobilisé en janvier 1947.

Il reprend alors ses études et s'oriente tout naturellement vers les sciences, l'écologie et l'éthologie, étudiant la flore et la faune dans leur milieu naturel. Parallèlement, il suit les cours de russe et d'indonésien à l'École des langues orientales de Paris et effectue de nombreux voyages d'études. Dès 1950, il part pour l'Afrique puis l'Asie, rapportant toujours des spécimens de vertébrés et d'invertébrés, qui viennent enrichir les collections du Muséum d'histoire naturelle de Paris et le zoo du Jardin des Plantes.

Son premier très long voyage de découverte, de 1955 à 1957, il l'entreprend à Bornéo, en Indonésie, île quasi inexplorée à l'époque. Coupés du monde pendant plus de un an, ses compagnons et lui se déplacent en pirogue, observant toutes sortes d'animaux et de plantes. En 1956, dans les îles de la Sonde, il filme, avec le cinéaste Georges Bourdelon, le varan de Komodo, alors presque inconnu, et qu'il choisira comme sujet de son diplôme d'études supérieures. À peine rentré, il repart dans la jungle indienne, à la demande du directeur du zoo de Vincennes, qui cherche une compagne pour l'unique rhinocéros mâle pensionnaire du zoo.

À cette époque, Pfeffer, homme de terrain mais aussi homme de laboratoire, devient attaché au Muséum. En 1959, il entre au C.N.R.S. comme attaché au laboratoire des reptiles et poissons du Muséum d'abord, puis à celui des mammifères et oiseaux, où il est directeur de recherche depuis 1985.

Parlant six langues et connaissant parfaitement les différents milieux naturels qu'il a explorés, Pierre Pfeffer participe à de nombreuses commissions et organisations internationales, où il met ses connaissances et ses talents de négociateur au service de la protection de la nature.

Il œuvre également à la création de nombreuses réserves en Afrique, en Asie, mais aussi en Europe. En France, il présida aux destinées de la réserve naturelle du lac de Grand-Lieu, en Loire-Atlantique, et préside aujourd'hui le comité scientifique du parc national du Mercantour, dans les Alpes.

Parallèlement, il est l'initiateur d'opérations de sauvegarde d'espèces animales menacées de disparition, tels le rhinocéros en Asie et en Afrique, l'ours dans les Pyrénées et, avec la Société nationale de protection de la nature, l'éléphant d'Afrique.

L'approche pluridisciplinaire de ses recherches imprime une profonde originalité à ses travaux, qui font autorité dans le milieu scientifique. Vulgarisateur soucieux de rigueur scientifique, par ses livres, ses émissions de radio et de télévision, il contribue à la diffusion des connaissances auprès d'un large public.