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Louis Pauwels

Écrivain et journaliste français (Paris 1920-Paris 1997).

Journaliste, il écrivit dans Combat, participa à la revue Arts et dirigea le mensuel féminin Marie-France.

Passionné par l'occultisme et la tradition ésotérique (Monsieur Gurdjieff : documents, témoignages, textes et commentaires sur une société initiatique contemporaine, 1954), il publia, en 1961, avec la collaboration de Jacques Bergier, le Matin des magiciens, vaste anthologie du paranormal, de l'insolite et de l'irrationnel, où, sous l'angle du « réalisme fantastique », les auteurs accumulaient les hypothèses « non falsifiables » sur les secrets perdus, les découvertes scientifiques cachées, les civilisations disparues, l'histoire et les univers parallèles, les extra-terrestres, etc. (sans oublier une certaine fascination pour les supposées racines occultistes du nazisme).

Dans la foulée du succès considérable que connut cet ouvrage (dénoncé comme une mystification et une imposture par de nombreux scientifiques, qui parlèrent de « crépuscule des manipulateurs »), il lança la revue Planète, dont le tirage dépassa très vite les 100 000 exemplaires et qui allait être déclinée, en 1963, dans l'Encyclopédie Planète. Mais ces publications ne survécurent pas aux remous créés par les événements de Mai 68. Écarté de la scène médiatique pendant neuf ans, Louis Pauwels réapparut en 1977 à la direction des services culturels du Figaro, où il jeta les bases du Figaro-Magazine. Le succès de cette nouvelle formule lui valut de rester à la tête de cet hebdomadaire jusqu'en 1993. En 1979, il suscita des polémiques avec la création de la « nouvelle droite », groupe de réflexion qui soutenait notamment la théorie d'une inégalité « naturelle » entre les hommes. Ses formules chocs, tel le célèbre « sida mental » dont étaient selon lui frappés les étudiants manifestant contre la loi Devaquet en 1986 – et plus généralement les nouvelles générations, livrées, affirmait-il, au prêt-à-penser et aux manipulations médiatiques –, ainsi que ses positions tranchées sur l'immigration restent, pour ses détracteurs, autant de dérapages dans une carrière où se sont succédé les coups d'éclat (Lettre ouverte aux gens heureux et qui ont bien raison de l'être, 1971) et les déceptions (Le Droit de parler 1977-1981 [1981], et La liberté guide mes pas 1981-1983 [1984], recueils des chroniques publiées dans le Figaro et le Figaro-Magazine ; les Orphelins, roman [1984]).

Il publia également des essais autobiographiques (Ce que je crois, 1974 ; Blumroch l'Admirable, ou Le déjeuner du surhomme, 1976 ; Comment devient-on ce que l'on est ?, 1978) et un recueil de poésies (Dix ans de silence, 1989).