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Nicolas Ier

(Tsarskoïe Selo, près de Saint-Pétersbourg, 1796-Saint-Pétersbourg 1855), empereur de Russie (1825-1855).

Troisième fils de Paul Ier, il était destiné à la carrière militaire. À la mort de son frère Alexandre Ier, il demande aux troupes de prêter serment à Constantin, en attendant que ce dernier confirme sa renonciation au trône de Russie. Cet interrègne (27 novembre-14 décembre 1825) est mis à profit par les décabristes dont la révolte est durement réprimée. La politique de Nicolas Ier est fondée sur la défense de l'autocratie et de l'orthodoxie et sur une conception étroitement nationaliste (narodnost), qui inspirent les programmes de l'enseignement officiel élaborés par S.S. Ouvarov. Conscient des méfaits du servage, Nicolas Ier n'entreprend aucune réforme fondamentale. Cependant il travaille à l'amélioration du fonctionnement des institutions existantes : contrôle de la machine administrative et répression de ses abus, codification des lois de l'empire, entreprise par Speranski de 1830 à 1839, réformes de l'administration des paysans de l'État (1837-1841). Sous son règne se forme une bureaucratie, qualifiée et spécialisée, grâce à laquelle Alexandre II pourra entreprendre ses réformes.

À l'extérieur, Nicolas Ier, secondé par Nesselrode, travaille au maintien de l'équilibre européen, de concert avec l'Autriche et la Grande-Bretagne. Il renonce au projet de campagne militaire en faveur des Grecs, préparé par Alexandre Ier, et s'entend avec la Grande-Bretagne (1826), puis avec la France (1827) pour une médiation conjointe entre les Ottomans et les insurgés grecs. Afin d'arrêter l'action de Méhémet-Ali, qui aurait pu rénover l'Empire ottoman, il signe avec la Porte le traité d'Unkiar-Skelessi (1833). Après avoir écrasé l'insurrection polonaise, il se rapproche du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et de Metternich, chancelier de l'empereur d'Autriche François Ier : les trois souverains s'engagent en 1833 à se porter au secours les uns des autres si des troubles intérieurs éclatent dans leurs États respectifs. C'est pourquoi Nicolas Ier intervient en 1849 pour écraser l'insurrection hongroise, ce qui lui vaudra d'être surnommé le « gendarme de l'Europe ». Voulant en finir avec l'Empire ottoman, il fait occuper les principautés moldo-valaques (1853), et se heurte à la France et à la Grande-Bretagne qui s'engagent aux côtés des Ottomans pendant la guerre de Crimée (1854-1856).