Athlète français (Telagh, Algérie, 1921).
Engagé volontaire à 17 ans, en 1939, il découvrit l'athlétisme l'année suivante à Bourg-en-Bresse, avant de remporter le 1 500 m et le 5 000 m des Championnats de l'Ain. La guerre terminée, il participa à ses premiers championnats de France en 1947, à 26 ans, remportant le 5 000 m.
Il fut, à trois reprises, le dauphin olympique du Tchèque Zátopek, terminant deuxième du 10 000 m des Jeux de Londres en 1948, deuxième du 5 000 m et du 10 000 m des Jeux d'Helsinki en 1952. ll obtint son heure de gloire et sa revanche à près de trente-six ans aux Jeux de Melbourne, en 1956, en s'attribuant le marathon. Avec quatre médailles, un en or et trois en argent, il est l'athlète français qui a remporté le plus de médailles olympiques. À nouveau sélectionné au marathon des jeux Olympiques de 1960, il se classe 36e. Il fut aussi un très grand coureur de cross-country en remportant quatre victoires dans l'International de cross-country, le Cross des Nations, ancêtre du Championnat du monde, en 1949, 1952, 1954 et 1956. Il obtint quatre médailles d'or aux jeux Méditerranéens, en 1951 et 1955, au 5 000 m et au 10 000 m. Il a été 32 fois champion de France (5 000 m, 10 000 m, six fois en marathon – dont le dernier titre en 1966 – et en cross-country).
Il a battu douze records de France, du 5 000 m (14 minutes 19 '' puis 14 minutes 7 '' 4, en 1952), du 10 000 m (29 minutes 53 '', en 1949, puis 29 minutes 32 '' 8, 29 minutes 29 '' 4, en 1952, et 29 minutes 13 '' 4, en 1956), de l'heure (19,078 km, en 1955, puis 19,364 km, en 1956) et du 20 km (1 h 1 minutes 56 '' 4, en 1956).
Coureur aux cuisses musclées, à la foulée courte et économique, Mimoun a laissé le souvenir d'un athlète courageux, obstiné et persévérant (il avait été blessé au pied pendant la Seconde Guerre mondiale lors de la bataille de Cassino). En 1970, à cinquante ans, il participait encore au championnat de France de cross-country et s'y classait dans les vingt premiers. (→ athlétisme.)