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Aleksandr Fedorovitch Middendorf

Naturaliste et voyageur russe (Saint-Pétersbourg 1815-Hellenorm, Livonie, 1894).

Fils d'un directeur du principal établissement secondaire de Saint-Pétersbourg, Aleksandr Fedorovitch Middendorf est élève dans cet établissement avant d'aller étudier la médecine et les sciences naturelles à l'université de Dorpat (aujourd'hui Tartu, en Estonie). Une fois son diplôme obtenu, il fréquente diverses universités allemandes. En 1839, il est nommé professeur adjoint de zoologie à l'université de Kiev. L'année suivante, il accompagne le naturaliste Karl von Baer en Laponie et en Nouvelle-Zemble. Il met à profit ce voyage pour faire des observations sur les déplacements des oiseaux migrateurs dans les contrées arctiques. Il consigne ses observations dans ses Documents pour la connaissance de l'Empire russe, parus quelques années plus tard.

En 1842, Aleksandr Fedorovitch Middendorf est envoyé en Sibérie septentrionale par l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Il explore en 1843 la presqu'île de Taïmyr, entre le bas Ienisseï et la Khatanga. Il commence à descendre ce dernier fleuve lorsqu'il est surpris par l'arrivée du terrible hiver sibérien. Comme il manque de vivres, il doit rebrousser chemin et regagne au prix de dures souffrances les régions habitées.

L'année suivante, il reprend ses explorations dans une autre direction. Il se porte à l'est et, par Iakoutsk et la rivière Aldan, descend jusqu'à la vallée de l'Ouda, tributaire de la mer d'Okhotsk, qu'il finit par atteindre. Là, à bord d'un petit bateau confectionné à l'aide de peaux par ses soins, il va jusqu'à la baie de Tougur, à la péninsule de Segneka et aux îles Chantar. Il est le premier à donner une idée précise de la nature arctique de la mer d'Okhotsk. À la suite de cette grande expédition, qui prélude à l'annexion par la Russie de la région de l'Amour, il publie son Voyage dans l'extrême nord et dans l'est de la Sibérie, suivi d'un supplément en quatre volumes, intitulé Aperçu général de la nature de la Sibérie septentrionale et orientale sous le rapport géographique, hydrographique, orographique, géologique, botanique et zoologique.

Élu en 1845 membre de l'Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, Aleksandr Fedorovitch Middendorf en deviend, onze ans plus tard, le secrétaire perpétuel. Il est nommé conseiller d'État en 1859, mais sa santé fragile l'oblige à passer plusieurs années dans ses terres de Livonie avant d'entreprendre de nouveaux voyages scientifiques.

En 1867, il accompagne le grand-duc Alexis en Crimée, aux Canaries et aux îles du Cap-Vert. En 1869, il parcourt, avec le grand-duc Vladimir, la Sibérie centrale et méridionale. En 1870, on le retrouve avec le grand-duc Alexis en Russie septentrionale, en Nouvelle-Zemble et en Islande. Il participera enfin, huit ans plus tard, à une expédition dans le Fergana, dépression s'étendant entre les monts des Tian-Shan et la chaîne de l'Altaï.

Aleksandr Fedorovitch Middendorf a fait considérablement progresser la connaissance des régions arctiques et de l'ensemble de la Sibérie. Il a étudié les courants, les roches, la végétation. On lui doit, entre autres, d'avoir mis en évidence le phénomène de congélation permanente du sol dans les régions circumpolaires (merzlota).

Zoologue averti, Aleksandr Fedorovitch Middendorf a analysé la répartition des espèces animales en Sibérie du Nord-Est et les lois gouvernant cette répartition. Il a rapporté de nombreux spécimens de mammifères, d'oiseaux, de reptiles et d'insectes ainsi que des échantillons de la flore sibérienne.