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Rigoberta Menchú Tum

Femme politique guatémaltèque (Laj Chimel, San Miguel Uspantán, Quiché, 1959).

Ouvrière agricole puis employée de maison, appartenant au peuple maya-quiché, elle est très tôt témoin de la violence et du racisme que subissent sa communauté et sa famille. En 1979, elle adhère au Comité d’unité paysanne (CUC). Alors que certains de ses proches optent pour la guérilla, elle choisit l’action pacifique, inspirée de la théologie de la libération, en lançant une campagne contre la violation des droits de l'homme. Réfugiée au Mexique en 1981 en raison de la violente répression qui s’abat sur la population maya, elle devient célèbre grâce à son autobiographie issue d’un entretien avec l’anthropologue Elisabeth Burgos-Debray en 1982 et rejoint la Représentation unitaire de l’opposition guatémaltèque (RUOG). La même année, elle est la première indienne à participer aux travaux préparatoires de l’ONU sur les droits des populations indigènes.

De retour au Guatemala en 1988, elle est emprisonnée avant d’être libérée à la suite de manifestations de soutien et alors que s’ouvre un premier dialogue entre le pouvoir et l’opposition.

En 1992, tandis qu’elle entre à la direction du RUOG, elle reçoit le prix Nobel de la paix, ce qui lui permet de créer sa fondation qui participe aux négociations de paix jusqu’aux accords de 1996.

Candidate à l’élection présidentielle de 2007 et de 2011, elle n’obtient cependant que 3 % des voix.