[Munich 1573-Ingolstadt 1651], duc (1597) puis Électeur (1623-1651) de Bavière.
Fondateur de la Sainte Ligue (1609), il vint en aide à l'empereur Ferdinand II, et son armée, commandée par Tilly, vainquit Frédéric V, Électeur palatin et roi de Bohême, à la Montagne Blanche (1620) et occupa le Palatinat. Il reçut en retour le titre d'Électeur (1623).
Figure dominante du parti catholique pendant la guerre de Trente Ans, durant laquelle il fut vaincu par le roi de Suède Gustave Adolphe (1631 et 1632) et vit ses États envahis, il consolida finalement son pouvoir en Bavière : les traités de Westphalie (1648) accordèrent l'électorat à titre héréditaire à sa famille et incorporèrent le Haut-Palatinat à la Bavière.
[Munich 1662-Munich 1726], Électeur de Bavière (1679-1726).
À la mort de son fils Joseph-Ferdinand (1699), héritier de Charles II, roi d'Espagne, il tenta d'obtenir pour lui-même les Pays-Bas espagnols (dont il était le gouverneur depuis 1691) et s'allia à la France. Écrasé par le Prince Eugène (1704), il perdit définitivement les Pays-Bas en 1706. Ses États, qui avaient été partagés entre l'Autriche et l'Électeur palatin, lui furent rendus aux traités de Rastatt (1714) et de Bade (1715).
[Munich 1727-Munich 1777], Électeur de Bavière (1745-1777).
Fils de Charles VII Albert, il dut reconnaître, par le traité de Füssen (1745), les droits de Marie-Thérèse à l'Empire.