Homme politique sud-africain (en Rhodésie 1898-Stanger, Natal, 1967).
Zoulou, fils d'un missionnaire protestant, il devient instituteur puis il est désigné comme chef de la tribu Abasemakholweni à Groutville, au Natal (de 1936 à 1952), membre du Native Representative Council jusqu'à sa dissolution en 1946, président, en 1952, de l'African National Congress (ANC). ll se fait l'apôtre d'une opposition non violente à la politique officielle d'apartheid. À partir de 1956, et surtout des incidents de Sharpeville, il subit des arrestations et des condamnations répétées ; assigné à résidence lorsqu'il se voit décerner le prix Nobel de la paix en 1960, il ne pourra se rendre à Oslo qu'en 1961. Farouche partisan de la lutte non violente, il désapprouve la création de Umkhonto we Sizwe (« Lance de la nation »), la branche armée de l'ANC par Nelson Mandela. Il a publié son autobiographie, Let my people go, en 1962.