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György Ligeti

György Ligeti
György Ligeti

Compositeur hongrois naturalisé autrichien (Dicsöszentmárton, aujourd'hui Târnaveni, Transylvanie, 1923-Vienne 2006).

Il compose d'abord dans un style néobartokien, mais aussi sous l'influence d'Alban Berg : Six Bagatelles pour quintette à vent (1951-1953). Ayant quitté son pays à la suite des événements de 1956, il travaille avec Karlheinz Stockhausen, Herbert Eimert et G. M. König au Studio de musique électronique de Cologne. Il s'impose alors avec deux ouvrages pour orchestre : Apparitions (1959) et surtout Atmosphères (1961), écrits dans un style très statique. Après le Poème symphonique pour 100 métronomes (1962), il affirme une nouvelle position stylistique avec Aventures et Nouvelles Aventures (1966), action scénique imaginaire pour laquelle il parle de « style haché ». Une première synthèse des deux tendances est atteinte dans le Requiem (1965) et surtout dans Lontano (1967) pour orchestre de cordes et de vents. Se succèdent alors ses œuvres les plus jouées : Étude n° 1 « Harmonies » pour orgue (1967), Continuum pour clavecin (1968), Ramification (1969) pour orchestre, Étude n° 2 « Coulée » pour orgue (1969). Dans San Francisco Polyphony pour orchestre (1974) se confirme sa tendance à faire surgir d'une trame plus ou moins statique des contours mélodiques, des profils rythmiques très marqués. Dans l'opéra le Grand Macabre d'après Michel de Ghelderode (1974-1977, création en 1978), György Ligeti réussit l'articulation de vocabulaires parfois hétérogènes, grâce à des procédés de montage et de citations. Il compose encore, notamment, Trio pour violon, cor et piano en « Hommage à Brahms » (1982), un Concerto pour piano (1986-1988), un Concerto pour violon (1990), une Sonate pour alto (1993), Sippal, Dobbal, Nadihegedüvel sur des poèmes de Sándors Weöres (2000). On lui doit également de nombreux écrits, dont Effets de la musique électronique sur mon œuvre de compositeur (1970).