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Jean-Marie Lehn

Jean-Marie Lehn
Jean-Marie Lehn

Chimiste français (Rosheim 1939).

Chercheur au C.N.R.S. de 1960 à 1966, il obtient son doctorat ès sciences en 1963 et passe un an à l’université Harvard, à Cambridge (États-Unis), où il participe à la synthèse de la vitamine B12. Il est nommé ensuite maître de conférences (1966), puis professeur (1970), à l’université de Strasbourg. De 1970 à 1980, il enseigne aussi la chimie à l’université Harvard, En 1979, il devient professeur au Collège de France et, en 1985, il est élu à l’Académie des sciences.

Avec les Américains C. J. Pedersen et D. J. Cram, avec qui il a partagé le prix Nobel de chimie en 1987, il a été à l’origine du développement d’une nouvelle branche de la chimie, à laquelle il a donné le nom de « chimie supramoléculaire ». Celle-ci s’intéresse à des entités complexes formées par l’association de deux ou plusieurs espèces chimiques liées entre elles par des forces intermoléculaires. En s’appuyant sur les travaux de C. J. Pedersen, J. M. Lehn a réalisé en 1969 la synthèse de molécules sphéroïdales creuses capables d’accueillir un ion dans leur cavité centrale, qu’il a appelées « cryptands ». Ses recherches ont porté aussi sur la catalyse et les processus de transport supramoléculaire, sur la conception de composants moléculaires pour l’électronique et la photonique et sur la mise au point de nouveaux polymères. Elles se sont étendues à un nouveau domaine, à l’interface de la chimie et de la biologie, celui des processus d’auto-organisation, qui utilisent la reconnaissance moléculaire pour contrôler et diriger la formation spontanée d’architectures fonctionnelles très complexes ; enfin, elles concernent également les nanotechnologies.

En 2006, J. M. Lehn a été nommé membre du Haut Conseil de la science et de la technologie.