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Léopold Ier

Léopold II

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Léopold Ier

(Cobourg 1790-Laeken 1865), roi des Belges (1831-1865), fils de François de Saxe-Cobourg.

Après avoir refusé la couronne de Grèce (1830), il est élu roi des Belges par le Congrès national belge (4 juin 1831). Ayant épousé Louise-Marie d'Orléans, fille de Louis-Philippe (1832), il s'emploie à maintenir la Belgique dans la neutralité. À l'intérieur, il s'efforce de maintenir l'union des catholiques et des libéraux dans les différents cabinets. Mais sa politique cléricale provoque la création d'un parti libéral anticlérical (1846), dont l'accession au gouvernement (1847) marque la transition de la monarchie constitutionnelle à la monarchie parlementaire.

Léopold II

(Bruxelles 1835-Laeken 1909), roi des Belges (1865-1909), fils de Léopold Ier.

Acceptant le régime parlementaire, il laisse la Belgique se gouverner librement. Défenseur de la neutralité armée, il insiste sur la nécessité de renforcer la défense nationale (construction de fortifications le long de la Meuse, instauration en 1909 du service militaire personnel). En 1876, il fonde l'Association internationale africaine, puis fait exploiter le Congo par Stanley (1879). Le Congo fut reconnu État indépendant placé sous la souveraineté de Léopold II par la conférence de Berlin (1885), et le Parlement belge vota son annexion le 20 août 1908.

Léopold III

(Bruxelles 1901-Bruxelles 1983), roi des Belges (1934-1951), fils d'Albert Ier.

Confronté à l'intérieur aux difficultés économiques et monétaires, il fut amené par la tension internationale à réaffirmer la neutralité de la Belgique. Mais le pays est envahi par les Allemands le 10 mai 1940. Après une résistance acharnée, le roi fait déposer les armes (28 mai) et se déclare prisonnier, tandis que le gouvernement se réfugie à Londres. Déporté en 1944, il est libéré l'année suivante, et son frère Charles est nommé régent. Son retour en Belgique pose avec acuité la question royale. Léopold délègue alors ses pouvoirs à son fils Baudouin, puis abdique (16 juillet 1951).