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Jean-Pierre Jeunet

Cinéaste français (Roanne 1953).

Passionné de cinéma d'animation, il est d’abord l'auteur de plusieurs courts métrages, dont le Manège (1980, César du meilleur court métrage), le Bunker de la dernière rafale (1981), qu’il coréalise avec Marc Caro, et Foutaises (1989) – ces deux derniers étant primés dans divers festivals. Après avoir, dans les années 1980, réalisé des clips ainsi que de nombreux films publicitaires dont l'esthétique (couleurs, cadrages, plans courts, montage, décors) nourrit entièrement leur cinéma, Jeunet et Caro présentent Delicatessen (1991), un long métrage influencé par la bande dessinée, provocateur et bouffon. La musique, signée Carlos D'Alessio, apporte une indéniable touche d'élégance et de délicatesse. Le succès public est au rendez-vous.

La démarche de Jeunet et Caro est alors celle de brocanteurs qui, soucieux de l'habillage de leurs images, cultivent l'insolite pour l'insolite et vouent une profonde admiration à Federico Fellini. Ce que confirme leur œuvre suivante, la Cité des enfants perdus (1995) – avec l'acteur Daniel Emilfork –, fable poétique remarquée pour la qualité de ses effets spéciaux et images de synthèse. Les compétences techniques affirmées par Jean-Pierre Jeunet l'introduisent aux États-Unis pour la réalisation d’Alien, la résurrection (1997), quatrième épisode de la fameuse saga de science-fiction, dans lequel il dirige l’actrice Sigourney Weaver.

En 2001, Jean-Pierre Jeunet revient en France pour réaliser le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (sur une musique de Yann Tiersen), nouveau spectacle poétique et véritable succès populaire mondial, récompensé notamment par le César du meilleur film de l'année 2002, et qui confirme par ailleurs sa principale interprète, Audrey Tautou, dans son rôle de charmante ingénue. Lui-même césarisé en 2002 pour Amélie Poulain (meilleur réalisateur), il signe deux ans plus tard un nouveau film avec Audrey Tautou, Un long dimanche de fiançailles (d’après le roman de Sébastien Japrisot), une évocation de l’horreur des tranchées durant la Première Guerre mondiale. En 2009, tout en demeurant fidèle à son univers graphique, il s’essaie à la satire – en l'occurrence contre l'industrie de l'armement – en mettant en scène Dany Boon dans Micmacs à tire-larigot.