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Hun Sen

Homme politique cambodgien (Stung Trang, province de Kompong Cham, 1951).

1. Du militantisme à l’accession au pouvoir

Fils de paysans aisés, Hun Sen commence à militer en liaison avec le parti communiste khmer (clandestin) après 1968 à la suite du déclenchement par ce dernier de la lutte armée. Participant à l’offensive des Khmers rouges en 1975, il prend ses distances à partir de 1977 avec le régime génocidaire instauré par Pol Pot, déserte et se réfugie au Viêt Nam, où il entre, au côté d’autres dirigeants communistes dissidents (Heng Samrin, Chea Sim, Sar Kheng), à la direction du Front uni de Salut national du Kampuchéa (FUNSK) créé en décembre 1978 avec l’appui des autorités vietnamiennes.

Après la chute du régime khmer rouge (janvier 1979), Hun Sen devient ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement provisoire de H. Samrin (actuel président de l’Assemblée nationale du Cambodge), poste qu’il conservera jusqu’en 1990, tandis qu’il accède à celui de Premier ministre en 1985. Il s’efforce alors de briser l’isolement international du Cambodge, en proie à la guerre civile, mais ne parvient à établir des relations qu’avec l’Union soviétique et ses alliés.

2. Une remarquable longévité à la tête de l’État

Après les accords de paix de 1991 et les élections de 1993, Hun Sen partage le pouvoir en tant que « second Premier ministre », avec le prince Ranariddh (dont le Funcinpec est arrivé en tête du scrutin) avant de l’évincer en 1997 puis d’accepter à nouveau de former un gouvernement de coalition après les élections de 1998.

Désormais seul Premier ministre, il inaugure une politique d’ouverture et de libéralisation économique qui conduira à l’admission du Cambodge au sein de l’ASEAN en 1999 puis de l’OMC en 2004. Les élections de 2003 donnent la victoire à son parti, le parti du Peuple cambodgien (PPC) et Hun Sen est reconduit dans ses fonctions, de même qu’en 2008.

S’il reprend la direction du gouvernement à la suite des élections de juillet 2013, sa légitimité est cependant fortement entamée par la victoire étroite et contestée du PPC.

Habile négociateur et manœuvrier, accusé d’autoritarisme par certains, apprécié pour sa contribution à la « réconciliation nationale » et à la stabilité du pays par d’autres, l’homme fort du Cambodge est ainsi (avec le sultan du Brunei) l’un des plus anciens dirigeants actuellement en fonctions d’Asie du Sud-Est.

Pour en savoir plus, voir l'article Cambodge.