En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

sainte Hedwige de Trebnitz ou sainte Edwige

Duchesse de Silésie (Andechs, Haute Bavière, 1174-Trebnitz, Silésie [aujourd'hui Trzébnica, Pologne], 1243).

Fille du comte Berthold d'Andechs et de son épouse Agnès, sœur de plusieurs reines et princes, Hedwige passa son enfance dans l'abbaye de Kitzingen sur le Main, au cœur de l'Allemagne. À l'âge de 12 ans, elle épousa le duc Henri Ier de Silésie dont elle eut sept enfants, parmi lesquels un seul devait lui survivre.

En 1202, elle fonda le monastère cistercien de Trzébnica (Trebnitz) - dont sa fille Gertrude devait être l'abbesse de 1232 à 1268 - ainsi que quatre autres établissements religieux. Sous son influence, son mari, dont l'autorité politique s'étendait jusqu'à Poznan et Cracovie, créa deux hôpitaux à Wroclaw (Breslau), sa capitale, et à Sroda. En 1208-1209, après vingt-trois ans de vie conjugale, Hedwige fit vu de chasteté avec son époux et effectua des séjours de plus en plus fréquents à l'abbaye de Trzébnica, où elle se retira après la mort de Berthold, survenue en 1238. Les épreuves ne lui furent pas épargnées à la fin de sa vie, puisqu'elle perdit successivement six enfants, dont le duc Henri II, tué par les Tatars en 1241 à la bataille de Legnicza ; sans doute sous l'influence des Franciscains de Silésie, parmi lesquels elle choisissait alors ses confesseurs, elle s'adonna encore davantage aux œuvres de charité envers les pauvres ainsi qu'aux pratiques ascétiques les plus rigoureuses. Elle mourut entourée d'une réputation de sainteté le 15 octobre 1243.

À la demande des cisterciennes du monastère de Trzébnica où reposait son corps, et de l'archevêque de Gniezno, une enquête sur sa vie et ses miracles fut ordonnée en 1262 et sa canonisation fut proclamée en 1267 par le pape Clément IV. Avec Élisabeth de Thuringe, Hedwige est l'une des rares femmes mariées et mère de famille a avoir atteint de tels honneurs à l'époque médiévale, et les documents hagiographiques qui la concernent mettent en relief l'usage chrétien qu'elle sut faire du mariage par la pratique de la chasteté conjugale. En 1300, un clerc silésien anonyme composa sa Vie à partir des actes du procès de canonisation et d'une biographie antérieure. Quatre-vingt-cinq miracles y sont recensés avec un grand luxe de détails. Une chapelle avait été édifiée à Trzébnica pour abriter ses restes, qui y furent transférés en 1267 en présence du roi de Bohême et de l'archevêque de Salzbourg.

Son culte connut une grande diffusion en Silésie, en Pologne et en Saxe sous l'influence des cisterciens et des franciscains et y est demeuré populaire jusqu'à nos jours. En 1943, Pie XII conféra à l'église Sainte-Hedwige de Trzébnica le titre de basilique mineure.

Fête le 16 octobre.