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saint Guillaume de Bourges

Prélat français (Arthel-en Nivernais vers 1120-Bourges 1209).

Issu de la famille des comtes de Nevers, Guillaume du Donjon, après avoir été chanoine à Soissons et à Paris, entra à Grandmont, un petit ordre monastique très austère qui avait été fondé par saint Étienne de Muret, puis passa à Cîteaux vers 1180. Il fut successivement prieur de Pontigny, abbé de Fontaine-Saint-Jean (archidiocèse de Soissons) et de Chaalis (diocèse de Senlis). En 1200, après le décès de l'archevêque Henri de Sully, les chanoines de Bourges, qui ne parvenaient pas à s'entendre sur un candidat, chargèrent l'évêque de Paris, Eudes de Sully, de leur proposer un nom qui fût acceptable pour le roi de France. Il leur proposa celui de Guillaume, qui eut l'agrément de Philippe Auguste.

Le nouvel archevêque se rendit très populaire dans son diocèse par sa piété et son humilité. Il soutint Innocent III contre Philippe Auguste, après que celui-ci eut répudié la reine Ingeburge, et, à la demande du pape, il prêcha la croisade contre les albigeois et se préparait à y partir lorsqu'il fut terrassé par la maladie, en 1209. Des miracles s'étant aussitôt produits sur sa tombe, son successeur, Girard de Cros, demanda à la papauté de le canoniser dès 1210. La démarche fut renouvelée en 1212 et 1215, avec l'appui d'Adhémar VIII, prieur de Grandmont, et de l'ordre cistercien. En 1217, Honorius III ordonna une enquête sur sa vie et ses miracles et l'inscrivit finalement au catalogue des saints le 17 mai 1218.

Son corps fut déposé dans une châsse et transféré derrière l'autel majeur de la cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Les pèlerins y affluèrent et le culte fut important pendant toute la fin du Moyen Âge. Il déclina au xve siècle, après que ses reliques eurent été brûlées et dispersées par les protestants durant les guerres de Religion.

Fêté le 10 janvier.