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Jean-Louis Fournier

Écrivain et cinéaste français (Calais 1938).

« Comme je m’appelle Fournier, on me demande quelquefois si ce n’est pas moi qui ai écrit le Grand Meaulnes. Je suis bien obligé de répondre non, et chaque fois je sens que je déçois. Pour cette raison j’ai décidé d’écrire le Petit Meaulnes. Maintenant, je peux dire : " Je n’ai peut-être pas écrit le Grand Meaulnes, mais j’ai écrit le Petit Meaulnes. " » Ces quelques lignes, extraites du récit le Petit Meaulnes (2003), pourraient résumer la manière de l’écrivain, entre gravité et humour.

Fils d’un médecin dont il célèbrera l’esprit drolatique dans Il a jamais tué personne, mon papa (1998), Jean-Louis Fournier grandit à Arras. À 15 ans, il est renvoyé de l’institution Saint-Joseph pour s’être amusé à placer la statue de la Sainte Vierge sur le trou des toilettes à la turque (le Pense-bêtes de saint François d’Assise, 1983). Ce goût pour l’impertinence et la démythification ne le quittera plus.

Il l’expérimente d’abord au cinéma : auteur de documentaires (Schiele Egon, 1976, Sept d’or), de dessins animés pour la télévision qui feront l’objet d’albums pour la jeunesse (la Noiraude, 1976 ; Antivol, de Gilles Gay, scénario de J.-L. Fournier, 1977) et de séries télévisées (l’Or du diable, 1989 ; Un cercueil pour deux, 1993), il se fait connaître du grand public en réalisant la Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède (1982), avec Pierre Desproges. Il enregistrera d'ailleurs plusieurs one-man-show de l’humoriste (au théâtre Fontaine, 1984 ; au théâtre Grévin, 1986).

En littérature, genre dans lequel il cultive l’art de la dérision et de la parodie, Jean-Louis Fournier est l’auteur de nombreux essais (Grammaire française et impertinente, 1992 ; Arithmétique appliquée et impertinente, 1993 ; Je vais t’apprendre la politesse, 1998 ; Roulez jeunesse, 2000 ; les Mots des riches, les mots des pauvres, 2004 ; À ma dernière cigarette, 2007) et récits (le Curriculum vitae de Dieu, 1995 ; J’irai pas en enfer, 2001 ; Mon dernier cheveu noir, 2006 ; Histoires pour distraire ma psy, 2007). En 2008, son livre Où on va, papa ?, dans lequel il évoque ses deux fils handicapés moteurs et mentaux, obtient le prix Femina.