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François Fillon

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François Fillon

Homme politique français (Le Mans 1954).

1. Aux gouvernements

Après un passage par le journalisme, ce fils de notaire de province entame une carrière publique dans l'ombre de Joël Le Theule, ministre de Raymond Barre et député de la Sarthe, dont il reprend la circonscription à partir de 1981.

   Représentant du gaullisme social au sein du Rassemblement pour la République (RPR), proche de Philippe Séguin, il devient ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche en 1993 dans le gouvernement d'Édouard Balladur. Son soutien à ce dernier lors de la présidentielle de 1995 ne l'empêche pas d'obtenir, après l'élection de Jacques Chirac, le portefeuille de la Poste et des Télécommunications dans le cabinet Juppé (1995-1997).

   Nommé ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité en 2002, il élabore les principales mesures du gouvernement Raffarin, comme la réforme des retraites, qui, malgré son impopularité, lui vaut une réputation de maîtrise des dossiers et de dialogue.

   Il est nommé à l'Enseignement après le remaniement consécutif à la déroute des élections de 2004, qui voient la droite perdre la quasi-totalité des conseils régionaux, dont son fief des Pays de la Loire. Face au mécontentement des lycéens, il est contraint de renoncer au volet baccalauréat de sa réforme éducative et n'est pas reconduit dans le gouvernement Villepin en 2005.

   Il se rapproche alors de Nicolas Sarkozy, dont il devient le conseiller politique au sein de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) et l'un des artisans de la victoire à la présidentielle de 2007.

2. Premier ministre

Nommé Premier ministre, à la tête d'un gouvernement d'ouverture, et appuyé par une confortable majorité à l'Assemblée nationale, il s'attache à réformer le pays conformément aux promesses de la campagne et aux vœux d'un président dont il apparaît parfois comme le simple exécutant.

   Affichant à la fois une détermination et une loyauté sans faille, il finit par faire de son effacement par rapport à un chef de l'État omniprésent un atout qui le préserve du désamour grandissant de l'opinion envers N. Sarkozy et des interrogations croissantes de la majorité à propos de la pertinence des choix politiques de ce dernier. C'est donc sans surprise, malgré désormais l'affichage marqué de son autonomie vis-à-vis du président, qu'il est chargé par ce dernier de continuer à diriger un gouvernement de combat après la déroute des cantonales de 2011 et un énième remaniement en novembre.

   Par ailleurs, la politique de rigueur qu'il appelait en vain de ses vœux au début du mandat se voit valider avec la crise aggravée de l'euro et des dettes souveraines des pays de l'Union européenne.

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