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Annie Legras, dite Anny Duperey

Actrice française (Rouen 1947).

La ravissante Anny Duperey est pourvue d'un regard clair, d'un nez mutin, d'une longue silhouette élégante et d'un soupçon de froideur qu'elle sait tempérer d'une pointe de gouaille. Bien qu'elle possède un réel talent d'actrice, les rôles dans lesquels elle est cantonnée, au cinéma comme à la télévision, ne lui permettent pas toujours de faire état de toute l'étendue de son registre.

Fille d'un excellent photographe, Lucien Legras, elle perd ses parents à l'âge de huit ans. Elle raconte dans un livre extrêmement juste et émouvant, le Voile noir (1992), illustré de photos prises par son père, comment elle a longtemps occulté cette tragédie. Ce livre révéla à un très large public une facette insoupçonnée de celle qui passait jusque-là pour une belle fille toute simple.

Après le conservatoire de Rouen, elle entre au cours Simon, à Paris, et débute au théâtre. Remarquée par Jean-Luc Godard, qui lui offre son premier rôle au cinéma dans Deux ou trois choses que je sais d'elle (1966), elle enchaîne les seconds rôles dans des comédies – Bye Bye Barbara (1968), de Michel Deville, les Malheurs d'Alfred (1971), de Pierre Richard, Pas folle la guêpe (1972), de Jean Delannoy, Pas de problème (1974), de Georges Lautner, Un éléphant ça trompe énormément (1976), d'Yves Robert (où, très primesautière, elle fait sensation en robe rouge soulevée par une bouche d'aération, façon Marilyn Monroe dans Sept Ans de réflexion…), Psy (1980), de Philippe de Broca… Seul, Alain Resnais lui permet, dans Stavisky (1974), d'échapper à ces comédies légères, « à la française ». Dans les années 1980, Anny Duperey retrouve son emploi de grande fille marrante avec Alexandre Arcady (le Grand Pardon, 1981) et Francis Weber (les Compères, 1983).

Actrice populaire, elle poursuit parallèlement une carrière à la télévision dans des feuilletons familiaux (Un ours pas comme les autres, de Nina Campanez, 1977 ; Une famille formidable, de Joëlle Santoni). Au théâtre, elle joue dans une pièce d'Oscar Wilde (le Mari idéal, 1996). Sa fragilité, qui trouve son origine dans son histoire familiale, s'est extériorisée dans l'écriture (l'Admiroir, 1975, le Nez de Mazarin, 1986, les Chats de hasard, 1999).