En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Edward Dmytryk

Cinéaste américain (Grand Forks, Colombie-Britannique, 1908-Encino, Californie, 1999).

Entré dans l'industrie du cinéma dès l'âge de quinze ans, comme garçon de courses à la Paramount, il devint dans les années 1930 monteur sur des films de George Cukor et Leo McCarey pour la Paramount, avant de débuter sa carrière de metteur en scène en 1939, en tournant des films de série B (Television Spy, 1939) ou de propagande (Hitler's Children, 1944), avant d'être engagé par le Studio RKO. Après Tender Comrade (1944), avec Ginger Rogers, il réalisa l'un de ses plus grands succès, Murder My Sweet (Adieu, ma jolie, 1944), adaptation de l'œuvre de Raymond Chandler. Suivirent d'autres excellents thrillers (Cornered, 1945 ; Crossfire [Feux croisés], 1947) qui le firent rapidement considérer comme l'un des metteurs en scène les plus prometteurs de Hollywood.

En 1947, victime du maccarthysme, il fut l'un des des dix réalisateurs hollywoodiens persécutés pour leurs sympathies communistes. Convoqué par la Commission des activités antiaméricaines, il refusa de dénoncer des artistes communistes, ce qui lui valut, outre plusieurs mois de prison, d'être inscrit sur la liste noire qui l'écarta aussitôt de tous les studios. Contraint de s'expatrier en Grande-Bretagne, où il réalisa Obsession [l'Obsédé], 1949), un film noir, et Give Us This Day [Donnez-nous aujourd'hui], 1949), un film engagé qui avait pour sujet l'immigration italienne à New York dans les années 1920, il ne rentra aux États-Unis qu'en 1950 ; il fut condamné à une peine de prison, et ne retrouva du travail qu'après avoir témoigné devant la commission sénatoriale et donné les noms de plusieurs communistes « infiltrés » à Hollywood. Sorti meurtri de cette triste expérience, il aborda de manière récurrente dans la plupart de ses longs métrages les thèmes récurrents de la culpabilité et du remords, des traumatismes de la violence et des limites de l'obéissance. De The Sniper (l'Homme à l'affût, 1952), avec Henry Fonda, à The Human Factor (la Guerre des otages, 1975) avec George Kennedy et Raf Vallone, il connut de nombreux succès en dirigeant les plus grandes vedettes de l'époque : Kirk Douglas (The Juggler [le Jongleur], 1953), Humphrey Bogart (The Caine Mutiny [Ouragan sur le Caine], 1954), Clark Gable (Soldier of Fortune [le Rendez-vous de Hongkong], 1955), Spencer Tracy et Claire Trevor (The Mountain [la Neige en deuil], 1956), Elisabeth Taylor et Montgomery Clift (Raintree County [l'Arbre de vie], 1957), Marlon Brando (The Young Lions [le Bal des maudits], 1958), Henry Fonda et Anthony Quinn (Warlock [l'Homme aux colts d'or], 1959), Richard Widmark et William Holden (Alvarez Kelly, 1966), Robert Mitchum (Anzio [Bataille pour Anzio], 1967), Brigitte Bardot et Sean Connery (Shalako, 1968), ou Richard Burton et Raquel Welch (Bluebeard [Barbe-Bleue], 1972).