En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Jacques Copeau

Écrivain, acteur et directeur de théâtre français (Paris 1879-Beaune 1949).

Critique dramatique, l'un des fondateurs de la Nouvelle Revue française (1909), il crée en 1913 le théâtre du Vieux-Colombier, où, aidé par une compagnie d'acteurs formés selon ses méthodes, il s'efforça de renouveler la technique théâtrale, dans le sens d'une recherche synthétique, voire ascétique, de la mise en scène (refus du décor, de l'accessoire, de la machinerie) et de la primauté du texte servi par l'acteur, en réaction à la fois contre l'esthétique réaliste d'Antoine et le néoromantisme de Rostand. C'est dans cet esprit qu'il mit en scène la Nuit des rois de Shakespeare, le Carrosse du Saint-Sacrement de Mérimée, le Paquebot « Tenacity » de Vildrac, Cromedeyre-le-Vieil de J. Romains, Saül de Gide, et des pièces de H. Ghéon et R. Benjamin.

Très doctrinaire, hanté de soucis idéologiques et pédagogiques, Copeau avait adjoint une école à son théâtre du Vieux-Colombier. Auteur d'une adaptation dramatique des Frères Karamazov (1911), d'une pièce originale, la Maison natale (1921), de l'adaptation d'un miracle du xive s. (le Miracle du pain doré) et d'une pièce sur saint François (le Petit Pauvre, 1946), Copeau est aussi à l'une des sources de l'entreprise de décentralisation théâtrale (le Théâtre populaire, 1941), qu'il s'efforça de mettre en pratique de 1924 à 1929, quand il se retira en Bourgogne avec un groupe d'élèves et de disciples, les Copiaux. En 1917, à la suite d'une mission commandée par Clemenceau aux États-Unis, il avait inauguré le Garrick Theatre avec l'Impromptu du Vieux-Colombier.

En 1936, il devint l'un des metteurs en scène de la Comédie-Française, dont il fut administrateur durant quelques mois en 1940. Ses « lectures dramatiques », consacrées à des œuvres qu'il ne pouvait monter, témoignèrent aussi de sa personnalité et de son art dont l'influence se fit sentir jusqu'à l'apparition de Jean Vilar et du TNP.