En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Youssef Chahine ou Yusuf Chahin

Cinéaste égyptien (Alexandrie 1926-Le Caire 2008).

Après avoir étudié la mise en scène et les techniques d'interprétation aux États-Unis, il revient dans son pays natal réaliser Papa Amine (1950), suivi par le Fils du Nil (1951) et Femmes sans homme (1953). Au fil des ans, libérant son style des conventions narratives, il s'impose comme l'un des meilleurs réalisateurs de son pays (le Démon du désert, 1954 ; Gare centrale, 1958 ; Gamila l'Algérienne, id. ; Saladin, 1963 ; l'Aube d'un jour nouveau, 1964 ; le Vendeur de bagues, 1965). Le succès de ses films dans les festivals internationaux, depuis la Terre (1969), le Choix (1970), le Moineau (1973), le Retour du fils prodigue (1976) et jusqu’à Alexandrie, pourquoi ? (1978), lui confère une réputation notoire.

Ses films suivants, souvent coproduits avec la France, confirment le talent d'un réalisateur à la sensibilité écorchée. Adieu Bonaparte (1985), histoire d'un vrai rendez-vous manqué entre deux cultures, est consacré à la tolérance, tandis que le Sixième Jour (1986) brosse avec tendresse le portrait d'une femme du peuple. Dans Alexandrie encore et toujours (1990), le cinéaste renoue avec l'inspiration autobiographique d'Alexandrie, pourquoi ? (1978) et de la Mémoire (1982). Également interprète, producteur et distributeur, il réalise ensuite notamment l'Émigré (1994), le Destin (1997), l'Autre (1999), Silence… on tourne (2001), 11’09’’01 – September 11 (2002, partie « Égypte »), Alexandrie… New York (2003) et le Chaos (2007). Son œuvre témoigne de la volonté constante de faire du film un spectacle capable de « s'opposer à l'ignorance et à la mystification ».