Étudiant à l'Académie militaire du Venezuela, il fonde en 1982 le Mouvement bolivarien révolutionnaire (M.B.R.), groupe d'étude réunissant de jeunes officiers sur la base d'idées socialistes. Auteur d'une tentative de coup d'État contre le président social-démocrate Carlos Pérez Rodríguez (février 1992), il est emprisonné, puis gracié par le président Rafaël Caldera Rodríguez (1994). Élu à la présidence de la République en décembre 1998, il entre en fonctions en février 1999. Après avoir fait adopter une nouvelle Constitution, qui consolide les pouvoirs présidentiels et transforme le pays en une « démocratie populaire et participative », la République bolivarienne du Venezuela (son nouveau nom), il est confirmé à la tête de l'État lors des élections générales de 2000. La dégradation de la situation économique, une série de mesures autoritaires prises à la fin de 2001 et la mainmise sur les ressources pétrolières du pays attisent les mécontentements et suscitent, le 11 avril 2002, un coup d'État, qui l'écarte du pouvoir pendant 48 heures. Ses partisans font par la suite échouer le référendum révocatoire mis en œuvre par l'opposition le 15 août 2004 et confortent son assise politique aux élections législatives de décembre 2005. Facilement reconduit à la tête de l'État avec 63 % des suffrages un an plus tard, il décide d'accélérer le passage du Venezuela au socialisme, en promouvant à l'été 2007 une série de réformes constitutionnelles qui ont pour but de donner au président et à son gouvernement des pouvoirs accrus. À l'échelle latino-américaine, Hugo Chávez s'emploie à faire de son pays le pivot d'un mouvement continental dirigé contre le leadership des États-Unis, et, sur le plan international, à former un axe Russie-Chine-Iran-Venezuela destiné à équilibrer l'influence de ces derniers. Plus généralement, il cherche à devenir le porte-voix des groupes altermondialistes.