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Edvard Beneš

Homme d'État tchécoslovaque (Kožlany, Bohême du Sud, 1884-Sezimovo-Ústí 1948).

Après avoir étudié à Prague, où il subit l'influence de Masaryk, à Paris, puis à Dijon, où il est reçu docteur en droit en 1908, il est nommé professeur d'économie politique à l'académie commerciale de Prague en 1909 et, en 1922, professeur de sociologie à l'université de Prague. Dès le début de la Grande Guerre, il devient le collaborateur le plus intime de Masaryk dans l'organisation de la résistance nationale tchécoslovaque. En 1915, il se rend à Paris et devient secrétaire général du Conseil national tchécoslovaque, reconnu, en 1918, par les Alliés comme gouvernement provisoire tchécoslovaque. Beneš, qui y détient le portefeuille des Affaires étrangères, préside à ce titre la délégation tchécoslovaque à la Conférence de la paix (1919-1920).

En 1923, il est élu membre du Conseil de la Société des Nations (SDN) et réélu en 1927. Il en devient président en 1935. Principal créateur de la Petite Entente, il prend une part très active à l'élaboration du protocole de Genève. Ministre des Affaires étrangères de 1918 à 1935, il poursuit la consolidation politique et économique de la Tchécoslovaquie, en s'appuyant sur la Petite Entente et sur la France. Lorsque Masaryk se retire, en 1935, Beneš lui succède en qualité de président de la République. Il démissionne (1938) après les accords de Munich.

Professeur de philosophie à l'université de Chicago, il devient président du gouvernement tchécoslovaque en exil à Londres (1940). En 1943, il conclut une alliance avec l'URSS. Revenu dans son pays en 1945, il constitue alors un gouvernement de coalition avec des communistes et des non-communistes, et est réélu président. En février 1948, il cède à la pression communiste et légalise ainsi le « coup de Prague », qui permet la mainmise totale des communistes sur le gouvernement. En désaccord avec la nouvelle Constitution, il démissionne le 7 juin 1948 de la présidence de la République. Il meurt le 3 septembre suivant.

Pour en savoir plus, voir l'article Tchécoslovaquie.