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Zine el-Abidine Ben Ali

Zine el-Abidine Ben Ali

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Zine el-Abidine Ben Ali, en arabe Zīn al-‘Abidīn Bin ‘Alī

Général et homme d'État tunisien (Hammam-Sousse 1936).

Quatrième enfant d'une fratrie de onze, ancien élève de Saint-Cyr, il complète sa formation militaire aux États-Unis à l'École supérieure de renseignement et de sécurité avant d'intégrer l'état-major tunisien. De 1958 à 1974, il occupe le poste de directeur de la sécurité militaire avant d'être nommé à la tête de la sûreté nationale (1977). N'ayant pu empêcher l'attaque de la ville de Gafsa par un commando armé soutenu par la Libye et par l'Algérie, il est contraint de démissionner et est nommé ambassadeur de Tunisie en Pologne (1980). Rappelé à Tunis après les émeutes sanglantes de janvier 1984, il retrouve la direction de la sûreté nationale, avant d'être successivement désigné secrétaire d'État à la sûreté (1985), ministre de l'Intérieur (1986) et Premier ministre en octobre 1987. Un mois plus tard, le 7 novembre, il dépose le président Habib Bourguiba pour « incapacité à gouverner ». Dès son arrivée au pouvoir, Ben Ali engage son pays sur la voie du changement (libéralisme, ouverture progressive aux investisseurs internationaux) et d'une relative démocratisation (autorisation du multipartisme, promotion de la femme, encouragement de l'arabisation de l'enseignement et développement d'un islam d'État). Il transforme le parti socialiste destourien, dont il est secrétaire général depuis 1986, en Rassemblement constitutionnel démocratique (R.C.D.). Confirmé à la tête de l'État lors de l'élection présidentielle d'avril 1989, où – candidat unique –, il est plébiscité avec 99,27 % des voix, il instaure, après la découverte d'un « plan islamiste visant à la prise du pouvoir » en 1991, un régime autoritaire réprimant les islamistes du mouvement Ennahda, les communistes, les défenseurs des libertés et quiconque émettant la moindre forme de protestation ou de critique à l'encontre du pouvoir. Par le biais du R.C.D., dont la mainmise sur les institutions est sans limite, le président Ben Ali règne sans partage du pouvoir, muselant la presse, l'opposition et quadrillant la société civile. Plébiscité lors des scrutins de 1994, de 1999 et de 2004, après avoir fait amender la Constitution par référendum en 2002 pour pouvoir se représenter à vie, il est réélu en 2009 pour un cinquième mandat.

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