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Mario Bava

Cinéaste italien (San Remo 1914-Rome 1980).

Fils d'un grand chef opérateur du cinéma muet, Mario Bava entreprend d'abord des études aux Beaux-Arts avant de suivre les traces de son père, en 1943. Jusqu'en 1960, il est directeur de la photographie pour nombre de réalisateurs : Mario Manicelli, Mario Costa, Luciano Emmer, Giorgio Bianchi… La qualité de son travail fait de lui un véritable créateur d'images. Très attiré par la réalisation, il participe à la renaissance du « film à péplum », comme assistant de Pietro Francisci (deux films sur Hercule), et Jacques Tourneur (la Bataille de Marathon, La Battaglia di Maratona, 1959).

En 1960, il réalise son premier long métrage. Le Masque du démon (La Maschera del demonio), histoire de sorcière-vampire, interprétée par Barbara Steele, d'après une nouvelle de Gogol, est une fantasmagorie baroque avec une superbe utilisation esthétique du noir et blanc saluée par la critique.

L'année suivante, encouragé par son succès, il signe à la fois la photographie et la réalisation de Hercule contre les vampires (Ercole al centro della terra) et de la Ruée des Vikings (Gli invasori), remarquables par le traitement de la couleur.

Éclectique, il multiplie les genres, passant du fantastique psychanalytique (le Corps et le fouet, La Frusta e il corpo, 1963) au western (la Strada per Fort Alamo, 1965), jusqu'aux suspenses « hitchockiens » (la Fille qui en savait trop, La Ragazza che sapeva troppo, 1963 ; Six Femmes pour l'assassin, Sei donne per l'assassino, 1964).

Signant parfois de pseudonymes, John M. Old ou John Foam, Bava a toujours continué à diriger la photographie de ses films.

Si ses dernières œuvres (la Baie sanglante, Ecologia del delitto, 1971 ; la Maison de l'exorcisme, La Casa dell'esorcismo, 1975 ; Shock, 1977) demeurent inégales et apparaissent comme autant d'exercices de style peu convaincants, Mario Bava n'en a pas moins été le maître d'un univers parfaitement insolite dans le cinéma italien, un univers hanté par la fascination de la peur et de la mort (et dont Dario Argento, aujourd'hui, est le plus juste héritier), échappant finalement aux codifications des genres.