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Christiaan Barnard

Christiaan Barnard
Christiaan Barnard

Médecin et chirurgien sud-africain naturalisé grec (Beaufort West, Le Cap, 1922-Paphos, Chypre, 2001).

La mort de l'un de ses frères, décédé en bas âge d'une affection cardiaque, aurait été à l'origine de la vocation médicale de ce fils de pasteur. Il commence à exercer la médecine générale en 1953, dans un petit village près du Cap, puis s'engage bientôt dans la carrière chirurgicale. Les importantes difficultés matérielles qu'il rencontre dans son pays le conduisent à gagner les États-Unis ; à l'université du Minnesota, il devient l'élève du professeur Owen H. Wangesteen, chirurgien renommé. Après de premières recherches dans le domaine digestif, il s'oriente vers la chirurgie cardiaque. De retour à l'université médicale du Cap en 1958, il poursuit des travaux expérimentaux sur l'animal et s'intéresse, chez l'homme, au remplacement des valves cardiaques pathologiques par des valves artificielles. Au terme de dix années de recherche, il acquiert une renommée mondiale en dirigeant, le 3 décembre 1967, l'équipe qui réalise la première greffe cardiaque humaine, à l'hôpital de Groote Schuur du Cap. Âgé de 55 ans, le patient – qui avait reçu le cœur d'une jeune fille de 25 ans, décédée dans un accident de la circulation – survivra dix-huit jours, avant de mourir des suites d'une double pneumonie. Le 2 janvier 1968, Christiaan Barnard et ses collaborateurs récidivent, sur un dentiste du Cap âgé de 58 ans, qui survivra 594 jours grâce au cœur d'un jeune pêcheur métis victime d'une hémorragie cérébrale. Ces premières tentatives ouvrent la voie à de nombreuses autres, aux États-Unis et en France notamment, mais avec des résultats relativement décevants dus aux réactions de rejet fréquentes. Il faudra attendre les années 1980 et la mise au point d'un puissant médicament antirejet, la ciclosporine, pour que les transplantations cardiaques se transforment en succès et deviennent des interventions presque routinières. Christiaan Barnard fera à nouveau parler de lui en greffant en 1977 un cœur de babouin sur un homme, opération qui se solde par un échec immédiat. Victime d'une polyarthrite rhumatoïde des mains, le chirurgien cesse son activité opératoire en 1983, mais il défraie encore la chronique par ses prises de position contre l'apartheid et par sa vie amoureuse tumultueuse. Après avoir obtenu la citoyenneté hellénique en 1993, il passe les dernières années de sa vie en Grèce.