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Mahmud Ahmadinejad

Mahmud Ahmadinejad
Mahmud Ahmadinejad

Homme d'État iranien (Aradan, Garmsar, près de Téhéran, 1956).

1. L'ascension d'un gardien de la révolution

D'origine modeste, il obtient un doctorat en transport public et milite, après la révolution islamique de 1979, au sein du syndicat étudiant islamiste du Bureau de renforcement de l'unité. Il participe à la guerre qui oppose son pays à l'Iraq en tant qu'officier de renseignement chargé de la répression des Kurdes, puis en rejoignant les Gardiens de la révolution (pasdarans) en 1986, et leur milice civile, les bassidjis (« volontaires »). Gouverneur général de la province d'Ardabil nouvellement créée (1993-1997), maire de Téhéran de 2003 à 2005, il est élu à la présidence de la République islamique en juin 2005, face à Ali Akbar Hachemi Rafsandjani avec 61,69 % des suffrages.

2. Deux mandats présidentiels très contestés

Populiste, il promet d'apporter l'« argent du pétrole sur la table des Iraniens », mais cette politique financée en puisant dans les fonds de stabilisation alimentée par les pétrodollars est sévèrement critiquée, y compris dans son propre camp. Ultraconservateur et fondamentaliste, il appelle à un retour aux valeurs premières de la République islamique et accentue la militarisation des institutions, où siègent de nombreux pasdarans.

Sur le plan de la politique extérieure, il engage, aussitôt arrivé au pouvoir, un bras de fer avec l'Occident en relançant le programme nucléaire iranien, soupçonné de comporter un volet militaire. En agissant au nom de la solidarité islamique, il se fait le champion de la cause palestinienne et lance à plusieurs reprises des diatribes contre l'Holocauste et l'État d'Israël.

En juin 2009, l'annonce de sa réélection avec plus de 63 % des voix contre son principal rival, le réformateur Mir Hossein Moussavi (34 %), à l'issue d'un scrutin entaché de fraudes et d'irrégularités, provoque un mouvement de contestation d'une grande ampleur et ouvre une crise politique majeure. De plus en plus contesté au sein du camp conservateur, désavoué à demi-mot par le Guide suprême Ali Khamenei qui invalide la candidature de son dauphin, Esfandiar Rahim Mashaie, à l’élection présidentielle de juin 2013 à laquelle il ne peut se représenter, le président sortant achève son second mandat en laissant un bilan négatif ; il a plongé le pays dans la crise économique, a contribué à la dégradation de l'image de l'Iran sur la scène mondiale et à la perte de crédit de la fonction présidentielle sur la scène politique.

Pour en savoir plus, voir l'article Iran : la République islamique d'Iran depuis 1979.