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xylographie ou gravure sur bois

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

La gravure sur bois (à ne pas confondre avec le bois gravé) est la technique par excellence de l'illustration du livre au xixe s. On se sert du cœur du buis, qui, débité en travers, est très dur. Celui-ci se taille non pas au canif, comme le bois gravé, mais au burin, à l'échoppe et au burin-échoppe (dit " langue-de-chat "). On a longtemps attribué l'invention du bois debout à T. Bewick, mais les Mémoires de l'artiste lui-même prouvent qu'il n'en est rien. Pourtant, c'est bien lui qui a donné son importance à la technique en la perfectionnant et surtout en améliorant son impression. Les Fables de Gay en sont la première création d'importance (1779). Le Blocus continental empêcha d'abord la France de connaître le procédé, qui fut mis au concours de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale, mais sans grand succès. En 1817, Charles Thompson vient à Paris et forme de nombreux graveurs. Vers 1830, l'impression atteint à sa perfection grâce à la " mise en train ", système de cales de papier destinées à soutenir la planche par endroits. C'est v. 1840, en France, que cet art parvient à son épanouissement grâce à Célestin Nanteuil, Grandville, Daumier, Gavarni, Tony Johannot, Meissonier, Gustave Doré. Ces artistes dessinaient sur le bois enduit de blanc de plomb. Une certaine liberté était accordée aux graveurs, surtout dans l'interprétation des teintes ; la virtuosité de ces artistes est surprenante. Les planches sont généralement signées des noms du dessinateur et du graveur. Cette technique, un temps si populaire, a presque disparu à la fin du xixe s.