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tableau photographique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

C’est au début des années quatre-vingt que certains artistes, comme J.-M. Bustamante, en France, ou J. Wall, au Canada, commencent à employer le terme de « tableau photographique », ou photo-tableau. Ce terme sera repris et théorisé par le critique français Jean-François Chevrier pour désigner, chez certains artistes, une conception de l’image photographique selon le modèle de la forme tableau. Celle-ci répond à trois critères essentiels : le tableau est un plan clairement délimité, frontal et qui se constitue comme un objet autonome. Il faut donc distinguer l’image photographique conçue comme un tableau, dans le sens d’une autonomie, de celle simplement agrandie pour le mur ; de même, il faut la dissocier de l’épreuve photographique qui, pouvant être recadrée ou regardée à l’horizontale, ne s’impose pas nécessairement dans sa frontalité. Le tableau photographique semble donc reposer essentiellement, selon les termes de Chevrier, sur une dialectique de l’enregistrement documentaire et de la composition picturale, où la fixité de l’image photographique prise dans la stabilité de la forme tableau propose au spectateur une expérience de confrontation. Deux expositions ont rendu compte de cette tradition photographique : « Une autre objectivité » qui s’est déroulée au Centre national des arts plastiques, à Paris, et « Photo-Kunst » à la Staatsgalerie de Stuttgart, toutes les deux en 1989.