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studiolo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Les princes italiens de la Renaissance aimèrent se faire aménager dans leur palais un studiolo, ou cabinet de travail, où ils se retiraient pour lire ou écrire. Les plus célèbres sont ceux que Frédéric de Montefeltre se fit installer dans ses demeures de Gubbio et d'Urbino. Le studiolo d'Urbino, pièce de dimensions très réduites, fut terminé en 1476 ; il se composait d'un soubassement en marqueterie, exécuté probablement sur des cartons de Botticelli, qui est sûrement le chef-d'œuvre de cette technique propre à l'Italie renaissante ; à l'étage supérieur, on pouvait voir une suite de 28 figures d'Hommes illustres (auj. partagée entre le Louvre et le palais ducal d'Urbino), qui fut peinte par Juste de Gand et Pedro Berruguete. La mode du studiolo, au programme iconographique typique des recherches humanistes, se poursuivit au xvie s. à Mantoue, où Isabelle d'Este, entre 1493 et 1506, fit décorer son studiolo du palais ducal par Mantegna, Costa et Pérugin (ensemble des tableaux au Louvre), et à Florence, où François Ier de Médicis, v. 1570, fit décorer son studiolo du Palazzo Vecchio par les plus célèbres des maniéristes florentins : Vasari, Zucchi, Cavalori, Santi di Tito, Alessandro Allori et Bronzino.