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modelé

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Procédé classique d'imitation, sur un support plan, du volume des objets à 3 dimensions. Le modelé s'obtient en peinture ou en dessin au moyen de hachures ou de dégradés qui traduisent les différentes valeurs de l'ombre et de la lumière se répartissant sur les surfaces de l'objet. Le passage des tons sombres aux tons clairs traverse une zone de demi-teintes froides dont les nuances, plus ou moins subtiles, tentent de saisir les variations de la lumière. Le modelé, lorsqu'il réussit à donner l'illusion que la figure " tourne dans l'espace ", rejoint le langage de la sculpture et aboutit à une sorte d'équivalence de la ronde-bosse. À partir du xive s., son développement s'accentue, parallèlement aux recherches de perspective, et tend à remplacer l'ancien procédé par aplats, où le contour appuyé ou fin limite les formes en ébauchant le volume. À travers la peinture de chaque artiste, le modelé trouve une expression et une interprétation différentes. D'abord intérieur, il est tantôt rond et continu, tantôt bosselé et empâté ; lorsqu'il déborde son cadre en supprimant les demi-teintes, il aboutit à un clair-obscur fait de durs contrastes, où la figure est soumise aux lois générales de lumières et d'obscurités violentes (Caravage). À la fin du xixe s., avec l'Impressionnisme, il tombe presque totalement dans l'oubli et est remplacé par le jeu direct de modulations de touches de couleur suggérant des volumes et une profondeur propres à la peinture, désormais détachée du souci d'imitation et des préoccupations des sculpteurs.