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lavis

Jacques Callot, l'Agonie au jardin des Oliviers
Jacques Callot, l'Agonie au jardin des Oliviers

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Manière d'exécuter ou de colorier un dessin avec de l'encre de Chine ou toute autre couleur délayée dans de l'eau.

Le lavis peut avoir pour objet de figurer les ombres pour donner la sensation du modelé des corps. Exécuté en une seule teinte, c'est le lavis en camaïeu. On procède au lavis par teintes plates, que l'on peut d'ailleurs juxtaposer, ou par teintes fondues, que l'on obtient en additionnant d'eau la teinte la plus foncée. Une des difficultés du lavis réside dans la rapidité avec laquelle il faut procéder à l'application des teintes pour empêcher que celles-ci ne sèchent trop vite et ne donnent des bavures. La gravure en manière de lavis inventée au xviiie s. par J.-B. Le Prince imite, à s'y méprendre, les dessins lavés. Le lavis sur pierre lithographique a été pratiqué au xixe s.

On peut exécuter directement au pinceau le dessin lui-même au lavis, ou encore compléter ou rehausser un dessin exécuté à la plume ou au crayon.

En Extrême-Orient, le lavis est une technique picturale qui, en opposition avec l'usage traditionnel du cerne, dessine les formes par taches et par touches d'encre plus ou moins diluée d'eau. Apparue vers le xe s., celle-ci permit, par la délicatesse de ses nuances, l'introduction des valeurs aériennes dans la peinture chinoise.