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filigrane

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Marques, dessins laissés en creux dans le corps du papier, par des lettres, des figures, des emblèmes ou des écussons en fil de métal fixés sur la forme, et que l'on aperçoit par transparence.

Ces empreintes — placées, suivant les périodes et les contrées, au centre des feuilles ou sur l'une des traces laissées par les tiges de métal des formes à papier (pontuseau) — servent à indiquer soit la provenance du papier (armoiries des villes ou d'État), soit son format (écu, crosse, lion correspondent en Suisse à trois formats différents). Elles peuvent donner des indications également sur la qualité du papier (par exemple, la tour, à Ravensburg, correspond à un beau papier, la tête de bœuf à un papier moyen et le huchet à un papier ordinaire). Au xvie s., les filigranes furent rendus obligatoires par des ordonnances royales. À partir du xviiie s. (édit du 27 janv. 1739), ils désignèrent des papiers de poids et de format déterminés : pot, couronne, raisin, jésus, colombier, petit-aigle, grand-aigle. Les filigranes permettent parfois de dater ou de préciser la provenance d'un dessin.