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cuivre

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Métal jaune ou rouge, parfois utilisé en plaque ou en panneaux, pour servir de support à une peinture.

Dès le xvie s., le cuivre a été souvent employé à la place du bois pour les tableaux de chevalet de petit format. Support présentant une surface très lisse et uniforme, il n'absorbe pas les pigments et n'exige aucune préparation. Il connut une grande vogue aux xvie et xviie s., surtout en Flandres (Bruegel de Velours, Francken) ; son utilisation se poursuivit, avec moins de succès toutefois, aux xviiie et xixe s. Les tableaux sur cuivre n'offrent que des formats réduits, et de ce fait ne furent employés que pour des études, des scènes de genre, des petits paysages (Elsheimer, en Allemagne), des scènes religieuses ou des fleurs. L'absence de préparation et la nature lisse de la surface ne permettent l'application que d'une faible pellicule de couleur, qui joue le rôle de protecteur du support. Les agents de nature biologique ne peuvent pénétrer à travers le cuivre, mais il arrive que le vert-de-gris noircisse et " mange " les couleurs ; les accidents mécaniques, — enfoncement ou pliure —, entraînent un écaillage de la couche picturale, pratiquement irréparable.

En gravure, le cuivre est le métal le plus souvent employé par les graveurs. Il est le complément indispensable du burin et de la pointe sèche, et est excellent pour tous les procédés de l'eau-forte.