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costumbrismo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Ce terme espagnol, signifiant l'intérêt pour la représentation des coutumes et des mœurs (costumbres) typiques d'une région, représente une tendance importante de la littérature et de la peinture espagnoles à partir des années 1830. Cette tendance trouve en partie son origine dans les bouleversements qu'a connus l'Espagne depuis l'occupation napoléonienne. Les guerres de succession ont en effet entraîné un repli sur soi, un regard tourné vers l'intérieur sur les édifices aussi bien que sur les coutumes que découvraient alors avec passion les voyageurs étrangers.

Le Costumbrismo, représenté en littérature par des écrivains comme Mesonero Romanos à Madrid, G.A. Becquer à Séville, se développe dans la peinture madrilène (Alenza), à Valence (Muño Degrain) mais surtout à Séville, où il crée un véritable mouvement dominé par la famille des Dominguez Becquer, Rodríguez de Guzman ou José Roldán. D'abord nettement influencé par les romantiques britanniques comme David Roberts, il évolue peu à peu vers le réalisme et vers la critique sociale, qui domine, en littérature comme en peinture, la fin du siècle.