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Franz Xaver Winterhalter

Léopold Ier
Léopold Ier

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Menzenschwand, Forêt-Noire, 1805  – Francfort-sur-le-Main 1873).

Après avoir fréquenté l'Académie de Munich, Winterhalter s'établit à Karlsruhe, où il devint professeur de la princesse Sophie puis peintre de la Cour (1834) : le Grand-Duc Léopold (1831, musée de Karlsruhe). Après un voyage en Italie (1833), il arrive en France en 1834 ; protégé de la reine Marie-Amélie (Portrait de Louis-Philippe, 1839, Versailles, musée du Château ; la Reine Marie-Amélie, 1842, id.), il devint rapidement un portraitiste mondain aussi bien à Paris, où il vécut trente ans, que dans les cours étrangères. Sa vogue ne cessa de croître sous le second Empire, et il exécuta de nombreux portraits de l'Impératrice Eugénie et de Napoléon III (répétitions et copies au Louvre, à Versailles et au château de Compiègne). Il mourut comblé d'honneurs par tous les souverains, et une rétrospective de son œuvre fut organisée à sa mort à Baden-Baden. Sollicité par d'innombrables commandes, il renouvela peu son inspiration, figeant son art dans une facture qui s'alourdit avec le temps. Resté romantique, il garda longtemps la marque de l'influence anglaise : ses figures se détachent sur des fonds de paysage noyés dans une atmosphère de clair-obscur. Il brosse avec raffinement et brio une vision futile et vide du monde élégant ; sa touche est plus méthodique qu'inventive, et il sait rarement être pénétrant. Son œuvre la plus fameuse demeure l'Impératrice Eugénie parmi ses dames d'honneur (1855, château de Compiègne). Winterhalter est notamment représenté au musée d'Orsay (Monsieur Planat de La Faye, 1845 ; Madame Goldschmidt, 1868), à Chantilly (musée Condé : le Duc d'Aumale), à Versailles (la Duchesse de Kent, la Reine Victoria, le Prince de Saxe-Cobourg, Marie-Christine d'Espagne), au château de Compiègne (Madame Rimsky-Korsakov, 1861 ; la Duchesse de Morny), à l'Ermitage ainsi que dans les collections royales britanniques.

Une rétrospective lui a été consacrée en 1988 (Paris, Petit Palais ; Londres, N. P. Gallery).