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Thomas Willeboirts

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Surnommé Bosschaert, peintre flamand (Bergen-op-Zoom 1614  – Anvers 1654).

Il fut élève de G. Seghers à Anvers (v. 1628), et sa présence dans la gilde des peintres de cette ville (dont il devient doyen en 1649) est attestée à partir de 1637. Il voyagea trois ans en Allemagne, en Italie et en Espagne. À partir de 1641, il travaille pour le stadhouder Frédéric-Henri de Nassau, ce qui explique l'abondance de ses tableaux dans les châteaux et musées allemands (Potsdam, dont un tableau, les Trois Parques, se trouve répété dans un pseudo-Thulden du musée de Grenoble ; château de Grünewald près de Berlin, Hanovre, Brunswick), où ils parvinrent souvent par voie d'héritage royal, les Orange-Nassau étant très liés aux familles princières allemandes. Avec maints autres Flamands (Jordaens, Coques, Soutman, Thulden), il participe ainsi à la décoration du plus important cycle de peintures d'histoire réalisé (de 1648 à 1652) dans les Pays-Bas du Nord, le décor de l'Orangezaal à la Huis ten Bosch de La Haye, véritable pendant hollandais à la galerie Médicis à Paris. Par ses nombreuses toiles mythologiques ou religieuses comme par ses élégants portraits, il apparaît comme l'un des plus talentueux successeurs de Van Dyck, qu'il a peut-être connu entre 1634 et 1640, et dont il est le fervent admirateur, au point de copier des œuvres de celui-ci, tout en les signant de son nom. Il exagère encore la sveltesse inquiète de celui-ci, ses draperies chiffonnées et sa " morbidezza " raffinée : deux exemples intéressants de ce style en France sont la Transfiguration de Saint-Sauveur des Andelys ou la Charité du musée des Beaux-Arts de Rouen. Sa célébrité à Anvers, notamment pour peindre les chevaux, était incontestée vers le milieu du siècle. Il recourt à un type de visage allongé, à l'expression un peu langoureuse, bien reconnaissable. Beaucoup de ses œuvres, esquisses et dessins entre autres, se cachent certainement sous d'autres noms. Il a exercé une influence sur les peintres hollandais, notamment sur Ferdinand Bol, J. de Backer et C. Van Everdingen. Parmi ses tableaux les plus typiques, citons, en plus des œuvres appartenant aux collections allemandes citées ci-dessus, l'Amour avec un lion et les Adieux de Vénus et d'Adonis (Mauritshuis), Mars et Vénus (Rijksmuseum), la Mort d'Adonis (N. G. d'Ottawa). Signalons enfin au Louvre une petite esquisse très alerte pour le tableau de la Huis ten Bosch, Maurice et Frédéric-Henri de Nassau à Nieuwport, qu'il peignit en 1649-50 selon un schéma tout rubénien.