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Antoine Vestier

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et miniaturiste français (Avallon 1740  – Paris 1824).

Il fit son premier apprentissage à Paris auprès d'un émailleur bourguignon, Antoine Révérend, voyagea en Hollande et à Londres (1776) avant de revenir à Paris. Là, élève de J.-B. Pierre (v. 1778), il fut reçu à l'Académie en 1786 (Doyen, Louvre ; Brenet, Versailles), puis se consacra exclusivement au portrait, exécutant même quelques miniatures (Louvre ; Paris, musée Carnavalet, musée des Arts décoratifs). Dans la première partie de sa carrière, l'artiste reste sensible à la tradition du portrait d'apparat, tel que l'avaient défini Rigaud et Largillière, et s'attache à l'exécution brillante des détails, en particulier dans la transparence des tissus (Jean-Henri Riesener, 1785, Versailles).

À dater de son entrée à l'Académie, il semble reporter son intérêt davantage sur la physionomie de ses personnages, réduisant au minimum l'accessoire et le drapé (Jean Theurel, 1788, musée de Tours). Entre, d'une part, le portrait sensible issu de Greuze, et souvent d'une charmante intimité (la Leçon de dessin, 1777, coll. part.), et, d'autre part, le romantisme, Vestier, comme Vigée-Lebrun, David ou H. Robert, est, au nombre des peintres de transition, plus soucieux de la représentation d'une individualité humaine (Latude, Versailles) que d'une personnalité sociale. Il est représenté à Paris, au Louvre (Madame Vestier, 1787), au musée Carnavalet (John Moore) et au musée de l'Opéra (Gossec, 1791), ainsi que dans les musées de Dijon, Épinal, Mâcon (Mademoiselle Roland), Sens et Tours (Bacchantes ; Femme couronnée de roses, 1789), et aux États-Unis (musée de Memphis).