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José Vergara

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Valence 1726  – id. 1799).

Fécond autant qu'habile, instaurateur à Valence avec son frère aîné, le sculpteur Ignacio (1714 – 1776), des disciplines académiques et d'un Néo-Classicisme assez éclectiquement modéré, José Vergara a régné sur la peinture valencienne de la seconde moitié du xviiie s. Par ses mérites de professeur et son prestige, il a contribué à un renouveau incontestable, mais il est responsable aussi d'une facilité un peu molle, qui est le lot de ses héritiers comme le sien. Fils de sculpteur, venu très jeune à la peinture, il fonde en 1744 une école de dessin placée sous l'égide de la patronne de la reine (" Santa Bárbara "), alors que l'Académie de Madrid est encore dans les limbes. Son école deviendra en 1768 l'Académie de San Carlos, filiale de celle de Madrid et dont il sera l'organisateur et, à plusieurs reprises, le directeur. La virtuosité de Vergara apparaît surtout dans les nombreuses fresques exécutées pour les églises de Valence (1760, Sainte Rose de Lima ; chapelle Saint-Vincent-Ferrier du couvent dominicain) et en dehors de la capitale pour Saint-Jean-Baptiste de Chiva (1769-1790) et le baptistère de la cathédrale de Palma. Pour toutes ces compositions le musée de Valence conserve une série importante de dessins préparatoires. Ses peintures sur toile ou sur bois, aussi bien religieuses (Immaculée à la cathédrale de Valence, Sainte Famille au musée), que profanes (Télémaque dans l'île de Calypso, 1754, Madrid, Academia S. Fernando), sont souvent dépourvues de sentiment personnel. En revanche, ses portraits, fermes de dessin et souples d'exécution (Autoportraits à l'Academia San Fernando à Madrid et au musée de Valence, Portrait de son frère Ignacio au même musée), justifient pleinement sa renommée.