En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Louis-Michel Van Loo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Toulon 1707  – Paris 1771).

Il fut l'élève de son père, Jean-Baptiste, à Turin, à Rome et à Paris, où il obtint le prix de Rome en 1725. De 1727 à 1732, il resta à Rome avec son oncle Carle et son frère François. Il fut reçu académicien en 1733 avec Apollon et Daphné (Paris, E. N. S. B. A.), puis se rendit en Espagne de 1736 à 1753, où il devint, à la suite de Ranc, le portraitiste de la Cour (la Famille de Philippe V, 1743, Prado ; esquisse à Versailles ; Louise Isabelle de Bourbon, 1745, Prado) et fut nommé en 1752 directeur de l'Académie de San Fernando (Mercure et Cupidon, 1748, Madrid, Acad. S. Fernando). Sensible aux nécessités du portrait d'apparat à la suite de Rigaud (Louis XV, 1760, Londres, Wallace Coll. : répliques au Louvre, à Versailles, aux musées de Grenoble, Rennes, Copenhague [S. M. f. K.]), il le fut aussi aux finesses de l'étude psychologique, qui rappellent certaines figures de Greuze : portraits de Marivaux (1756, Paris, musée de la Comédie-Française), de la Princesse Galitzine (1759, Moscou, musée Pouchkine), de J. G. Soufflot (1767, Louvre), de Denis Diderot (1767, id.), de Joseph Vernet et de sa Femme (1767-68, musée d'Avignon). Louis Michel Van Loo se montra cependant plus sensible dans ses portraits de famille, souvenirs des " conversation pieces " que son père avait dû connaître lors de son séjour à Londres : Carle Van Loo et sa famille (Versailles). En 1765, il succéda à son oncle Carle comme directeur de l'École des élèves protégés.